Lors de son intervention dans l’émission « Autrement dit » diffusée le lundi 30 juin, Vincent Jeanbrun, député affilié au parti Les Républicains et également porte-parole du groupe LR à l’Assemblée nationale, est revenu sur le projet de loi prochainement présenté. Ce texte vise à renforcer l’isolation thermique des habitations durant les opérations de rénovation, afin de mieux protéger les occupants, notamment les locataires, des effets des fortes températures. L’objectif est de lutter contre les phénomènes de « bouilloires thermiques », ces logements qui emmagasinent excessivement la chaleur et deviennent difficilement vivables lors des épisodes caniculaires.
Durant cette période de forte chaleur, le thème des bouilloires thermiques, désignant ces habitations insuffisamment protégées contre la chaleur excessive, revient sur le devant de la scène. On estime qu’environ un tiers des logements en France serait touché par ce problème, qui sera bientôt au cœur d’une proposition de loi transpartisane déposée à l’Assemblée nationale. « Nous allons prendre part aux discussions », affirme Vincent Jeanbrun, député Les Républicains et porte-parole du groupe LR à l’Assemblée, dans l’émission « Autrement dit » diffusée lundi 30 juin.
Le financement des travaux : un enjeu crucial
Selon l’ancien maire de L’Haÿ-les-Roses dans le Val-de-Marne, le nombre de logements concernés pourrait croître en raison du réchauffement climatique. « Les passoires thermiques qui génèrent du froid en hiver et les bouilloires thermiques qui accentuent la chaleur en été concernent souvent les mêmes logements à la base mal conçus », souligne l’élu. Il évoque ainsi « un défi important à relever » et plaide pour une « adaptation » des logements. Selon lui, protéger les locataires contre la surchauffe en rendant les logements plus aptes à supporter la chaleur « est une ambition idéale, un véritable objectif sociétal que le gouvernement français doit promouvoir ». Il s’interroge toutefois sur le « processus concret pour parvenir à ce but » et questionne : « Qui doit assumer financièrement ce changement ? Est-ce que les fonds publics, issus de la solidarité nationale, devraient être mobilisés, ou est-ce aux propriétaires d’engager les travaux nécessaires ? », s’interroge l’ancien maire.
Vous pouvez retrouver l’intégralité de cet entretien dans la vidéo ci-dessus.