Les employés de Renault se retrouvent dans une grande hésitation suite à l’annonce du départ de leur directeur général, Luca de Meo, en poste depuis 2020. Au sein des équipes du constructeur automobile, plusieurs collaborateurs expriment des doutes et des préoccupations quant aux perspectives futures de l’entreprise.
Renault doit en grande partie son redressement à l’arrivée de plusieurs modèles phares. Cependant, peu de temps après le lancement de ces nouvelles voitures, Luca de Meo prend tout le monde de court en annonçant son départ de la direction générale du groupe. Ce lundi 16 juin, un sentiment de confusion et d’incertitude prédomine devant l’usine de Douai. « Un départ, cela suscite toujours des interrogations parmi les employés », confie Ali Kaya, secrétaire général de la CGT Renault-Flins (Yvelines).
« Des sortes de mercenaires dont la seule ambition est de remplir les poches des actionnaires »
Les réactions des salariés oscillent entre inquiétude et colère. « Ce sont de véritables mercenaires, uniquement motivés par l’idée de puiser de l’argent au bénéfice des actionnaires, peu importe les répercussions », dénonce un employé. Arrivé en 2020, dans le sillage de l’affaire Carlos Ghosn, Luca de Meo a su redonner un nouvel élan au groupe, année après année. Sous son mandat, Renault a connu une montée en gamme, une électrification progressive de sa gamme automobile, ainsi que le lancement des modèles R5 et 4L électriques. Le groupe a même réussi à atteindre l’une des marges opérationnelles les plus importantes dans le secteur automobile. Malgré un salaire annuel dépassant les 13 millions d’euros l’an passé, Luca de Meo a choisi de quitter son poste pour rejoindre le groupe de luxe Kering, qui possède notamment la marque Gucci.
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