Jeudi, Thomas Ménagé est intervenu en tant qu’invité lors de l’émission « 8h30 42mag.fr ».
Le Rassemblement National dénonce des « procédures judiciaires injustifiées », tout en affirmant qu’il « ne s’en servira pas comme excuse pour déposer une motion de censure » à l’encontre du budget 2026. « On ne prend pas les Français en otage, même si nous sommes confrontés à des attaques injustes », a déclaré jeudi 10 juillet Thomas Ménagé, porte-parole du RN à l’Assemblée nationale, sur 42mag.fr.
« Ces attaques judiciaires en elles-mêmes ne déterminent pas notre décision quant à une éventuelle censure », a précisé le député du Loiret. En revanche, Thomas Ménagé annonce que le RN entend « durcir sa position » lors du vote du budget à l’automne prochain, « car nous exigeons qu’aucune hausse d’impôts ne soit imposée aux classes populaires, aux classes moyennes, aux retraités et à tous ceux qui travaillent en France, ainsi qu’à ceux qui requièrent une protection particulière ».
Exigence d’efforts également pour les fonctionnaires de l’Union européenne
En plus du refus de toute augmentation fiscale, le porte-parole des députés du RN réclame des « économies structurelles », rappelant fermement les lignes rouges du parti. « Nous voulons voir des réductions structurelles dans le budget de l’État », a-t-il insisté, appelant à une économie de « 4 milliards » d’euros sur les agences publiques. Le RN sollicite également « un effort de la part de l’Union européenne », afin d’éviter une hausse de la contribution française au budget européen. « Les fonctionnaires européens devront eux aussi apprendre à faire des sacrifices », a lancé Thomas Ménagé.
Alors que le gouvernement cherche à mobiliser 40 milliards d’euros pour le budget 2026, le Rassemblement National ravive la menace d’une motion de censure. Rappelons que le RN avait déjà voté une motion de censure lors du précédent projet de loi de finances, provoquant la chute du gouvernement dirigé par Barnier en décembre dernier.