Lors du premier jugement rendu, elles avaient écopé de sanctions sous forme d’amendes pécuniaires.
Un coup dur judiciaire pour Brigitte Macron. Ce jeudi 10 juillet, la cour d’appel de Paris a décidé de relaxer deux femmes accusées d’avoir diffusé sur internet une fausse rumeur prétendant que l’épouse du président Emmanuel Macron serait une femme transgenre, une désinformation qui avait suscité un large écho, y compris aux États-Unis.
Les deux mises en cause, Natacha Rey et Amandine Roy, ont été acquittées concernant les 18 articles poursuivis par Brigitte Macron ainsi que son frère. Un seul extrait, évoquant un cas de détournement de mineur et relevant de la législation relative à la presse, était à l’étude, mais la cour a également décidé de relaxer les prévenues, considérant leur bonne foi.
Décision annulée en appel après une condamnation initiale
« Je vais consulter mes clients sur la suite à donner, mais évidemment, nous contestons ce verdict, » a souligné Me Jean Ennochi, l’avocat de la première dame. « Natacha Rey, naguère poursuivie, subissant des pressions, condamnée… aujourd’hui relaxée, » s’est réjoui de son côté Me François Danglehant, l’avocat de la jeune femme, à la sortie de l’audience, entouré d’environ une trentaine de sympathisants venus la soutenir.
En première instance, en septembre dernier, Natacha Rey et Amandine Roy avaient été déclarées coupables et sanctionnées par une amende de 500 euros avec sursis. Elles avaient également été condamnées à verser un total de 8 000 euros à Brigitte Macron en guise de dommages et intérêts, ainsi que 5 000 euros à son frère Jean-Michel Trogneux, tous deux ayant exercé leur qualité de parties civiles lors du procès.