Emmanuel Macron a indiqué jeudi que cette force, dont la taille pourrait être augmentée jusqu’à cinq fois par rapport à sa capacité actuelle, pourrait être mise à la disposition de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN).
Emmanuel Macron souhaite accroître la fiabilité de ce partenariat bilatéral. La force expéditionnaire combinée franco-britannique verra ses effectifs renforcés pour atteindre jusqu’à 50 000 soldats pouvant être mobilisés dans le cadre d’une mobilisation significative et qui pourraient être mis à la disposition de l’Otan, a déclaré jeudi 10 juillet le chef de l’État français. « Nous élevons cette force conjointe du niveau d’une brigade à celui d’un corps d’armée », a-t-il précisé lors d’une conférence de presse partagée avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, à Londres.
Cette unité, qui pourrait être cinq fois plus importante que sa taille actuelle, disposera d’un noyau central composé de la France et du Royaume-Uni, « capable d’intégrer d’autres partenaires européens et de se mettre au service » de l’Otan, a ajouté Emmanuel Macron. Ce partenariat « confère à ce pilier européen de l’Otan une solidité et une operationalité renforcées, tout en légitimant l’autonomie stratégique » de l’Europe, a insisté le président français.
Renommée désormais Force conjointe franco-britannique, cette unité exerce déjà un « rôle clé dans l’organisation de la Coalition des volontaires », comme le souligne l’Élysée. Ce groupement réunit une trentaine de pays capables de déployer une force de garantie du cessez-le-feu en Ukraine, une fois ce dernier établi, dans le but de dissuader la Russie de lancer une nouvelle offensive. Cette force pourra également constituer un « noyau pour la planification des forces de réassurance susceptibles d’être déployées en Ukraine en cas de cessez-le-feu », précise la présidence française.