En juin 2024, le milliardaire connu pour ses positions très conservatrices a été entendu en tant que suspect libre dans le cadre d’une investigation portant sur les financements des scrutins municipaux de Marseille qui se sont tenus en 2020, concernant plusieurs candidats affiliés au Rassemblement National.
« Monsieur Pierre-Édouard Stérin n’a jamais été impliqué, ni directement ni indirectement, dans un quelconque financement illégal de campagne électorale », déclare le milliardaire ultra-conservateur vendredi 11 juillet, via un communiqué transmis à 42mag.fr par son avocat Me Louis Cailliez. La veille, le parquet de Marseille avait annoncé que le Rassemblement national faisait l’objet d’une investigation depuis 2021 portant sur des soupçons de financement illicite autour des scrutins municipaux de 2020 et régionaux de 2021. Pierre-Édouard Stérin indique avoir été entendu librement en juin 2024 dans le cadre de cette enquête préliminaire.
« Les prêts concernés, réalisés à titre personnel, ont été montés avec l’aide d’un conseiller spécialisé dans le financement politique et ont fait l’objet de déclarations officielles », précise-t-il dans ce même communiqué. Il ajoute que cet entretien lui a permis d’apporter des réponses aux questions des enquêteurs et de fournir tous les éléments nécessaires pour démontrer le caractère parfaitement légal de son engagement démocratique, strictement personnel. »
Un militant convaincu depuis une décennie en faveur d’une banque dédiée à la démocratie
Pierre-Édouard Stérin rappelle aussi qu’il s’entretient « avec la totalité du paysage politique pour promouvoir les initiatives qu’il défend », qu’il est profondément « attaché aux principes démocratiques » et qu’il « souhaite que tous les candidats puissent accéder aux élections dans des conditions d’égalité, sans obstacles ». Le milliardaire insiste sur le fait qu’il « promeut depuis dix ans l’idée d’une banque de la démocratie », espérant que le Premier ministre François Bayrou « proposera des mesures concrètes en ce sens ».
Par ailleurs, Pierre-Édouard Stérin exprime son regret que « des informations soumises au secret de l’enquête en cours aient été divulguées par un journaliste politique », indique encore le communiqué. Ce dévoilement intervient au lendemain d’une perquisition surprise menée au siège du RN à Paris. Le journal Le Monde a en effet révélé jeudi qu’une investigation équivalente avait été ouverte à Marseille, en parallèle à celle instruite dans la capitale.