Lundi, l’ancien chef du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale a été découvert sans vie à son domicile situé à Anet, dans le département d’Eure-et-Loir. Une investigation a été lancée afin d’établir les circonstances exactes de son décès, la thèse du suicide étant pour le moment considérée comme la plus probable.
D’une voix émue, Naïma Moutchou, vice-présidente du groupe Horizons à l’Assemblée nationale, s’est adressée aux députés depuis le perchoir. « Une nouvelle tragique touche l’un des nôtres », a-t-elle annoncé avant de mettre fin temporairement à la séance. Quelques minutes plus tard, cette fidèle collaboratrice d’Édouard Philippe a confirmé le décès d’Olivier Marleix, député Les Républicains d’Eure-et-Loir depuis 2012, invitant ensuite les parlementaires à observer une minute de silence.
Une enquête favorisant la thèse du suicide
« Ils ont été alertés par l’assistante parlementaire du député ainsi que par la maire d’Anet, toutes deux préoccupées par l’absence d’Olivier Marleix à plusieurs rendez-vous prévus le matin même en Eure-et-Loir ainsi qu’à l’Assemblée nationale ».
L’Echo républicain : « Olivier Marleix ne s’est pas rendu à la permanence municipale, malgré mes appels répétés. Je pensais qu’il avait un empêchement ou qu’il avait simplement oublié. » Elle raconte l’avoir vue samedi dernier à différentes manifestations. « Il était comme à son habitude, exactement le même que je connaissais, sans souci apparent », ajoute-t-elle.
Dissolution française, ce texte se voulait à la fois « un essai et un témoignage » où il retracerait « ses combats » et « les événements affectant l’Assemblée » depuis 2022, explique Thierry Billard à 42mag.fr. La sortie était programmée pour novembre. Dimanche, Olivier Marleix partageait encore un bilan de sa semaine électorale sur Facebook.
« inanimé, suspendu par une corde attachée à une poutre, dans une chambre à l’étage de son habitation », relate le parquet. Une enquête judiciaire a aussitôt été ouverte afin de déterminer les causes de son décès. La piste du suicide est pour le moment privilégiée, en attendant l’autopsie qui est prévue mercredi matin. Le téléphone portable et les ordinateurs du défunt ont été saisis, mais « aucun document n’a été retrouvé susceptible d’intéresser l’enquête », a également indiqué le procureur.
Un ex-président du groupe LR et défenseur loyal de l’industrie française
« J’étais pressenti pour le ministère de la Justice [dans le gouvernement de Barnier]. Mon nom a été retiré de la liste par le président ».
« Il a eu la charge de diriger un groupe très compliqué et a parfois été confronté à l’ingratitude de ses collègues. » Il ajoute : « Son travail n’a peut-être pas reçu la reconnaissance qu’il méritait. »
Des hommages unanimes de la classe politique
« Nous garderons en mémoire un homme de convictions, défenseur infatigable de l’intérêt général, dont la vision élevait le débat public. » Nicolas Sarkozy, ancien chef de l’État, a rendu hommage à celui qui fut son conseiller technique à l’Élysée, le qualifiant de « collaborateur précieux, soutien loyal dont l’engagement n’a jamais failli ».
« homme politique expérimenté » qui « défendait ses convictions avec passion ».
La disparition d’Olivier Marleix plonge notre Parlement dans le deuil.
Homme politique d’expérience, il défendait ses idées avec conviction. Je respectais aussi nos différends puisqu’ils se plaçaient à la lumière de notre amour du pays.
J’adresse mes condoléances…
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) July 7, 2025
« Il existe toujours des vulnérabilités et il faut que nous soyons attentifs pour tendre la main à ceux qui en ont besoin », saluant « un homme engagé, compétent et courageux dans la défense de ses idées ».
« fidélité à son parti ne l’empêchait pas de manifester un respect élégant envers les idées adverses ». Marine Le Pen, présidente du groupe RN, a salué « un élu de terrain, rigoureux et dévoué à ses convictions ». Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a rendu hommage à « un opposant toujours respectueux, une voix singulière attachée à la souveraineté industrielle nationale ». Enfin, Gabriel Attal, patron de Renaissance, a décrit Olivier Marleix comme « un homme passionné et sincère, défendant avec ferveur ses idéaux ».