Accueillis par le roi Charles III ainsi que par la reine Camilla, Emmanuel Macron et son épouse Brigitte ont débuté une visite d’État d’une durée de trois jours, un événement qui ne s’était pas produit depuis dix-sept ans.
Au pied de l’avion présidentiel, la princesse Kate et le prince William étaient présents pour accueillir leurs invités. C’est ainsi que s’est ouverte cette visite d’État, riche en images fortes et en symboles typiquement royaux. Tandis qu’à Windsor résonnait La Marseillaise, c’est bien le faste britannique, dans toute sa splendeur, qui a dominé cette journée.
Des protocoles stricts à observer
Charles III a réservé un accueil somptueux à Emmanuel Macron, ce qui implique le respect de règles précises. Par exemple, la reine et la première dame ont pris place dans une calèche distincte, occupant une position derrière celle du roi et du président. Puis, sous les notes de l’hymne « God Save the King », une inspection minutieuse des Scots Guards, reconnaissables à leur haut bonnet fait de poils d’ours, a eu lieu. Le protocole a été suivi à la lettre : Emmanuel Macron a ainsi renoncé à la dernière minute à poser sa main sur l’épaule de Charles III, acte qui aurait pu être mal interprété.
Des hommages rendus aux statues de Churchill et de Gaulle
Les traditions liées à la couronne sont prises très au sérieux, même si, à Westminster, devant les parlementaires britanniques, Emmanuel Macron n’a pas résisté à glisser une plaisanterie dans son discours entièrement en anglais. « Je dois vous avouer que nous aimons la monarchie, surtout quand ce n’est pas la nôtre », a-t-il déclaré avec légèreté. Face au Premier ministre Keir Starmer, les sourires échangés n’étaient pas que de pure politesse. Macron a souligné le rapprochement profond entre les deux nations, qui restent les seules en Europe à disposer de l’arme nucléaire. Sur la question de l’Ukraine, ils se montrent même parfaitement alignés. « Les Européens n’abandonneront jamais l’Ukraine, jamais. Nous nous battrons jusqu’au dernier instant pour arracher un cessez-le-feu », a-t-il insisté.
Un hommage a été rendu devant la statue de Winston Churchill, suivi d’un geste similaire devant celle de Charles de Gaulle, preuves que l’histoire et les symboles restent essentiels. En soirée, le retour à Windsor s’est fait pour un dîner d’État où, sans l’ombre d’un doute, l’entente cordiale figurera au menu principal.
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