Le véhicule électrique Renault 5, produit dans l’usine de Douai, représente à lui seul environ 25% des commandes de véhicules, selon une communication du gouvernement, qui a mis en œuvre des aides destinées à pousser les foyers modestes à adopter une automobile électrique.
Le dispositif d’aide à l’achat d’un véhicule électrique destiné aux ménages modestes, doté d’un budget global de 50 000 aides et lancé en septembre, a été entièrement épuisé environ trois mois après son entrée en vigueur, selon une communication du gouvernement datée du lundi 12 janvier. « Plus des deux tiers des commandes concernent des voitures des marques françaises, Renault, Peugeot et Citroën », a précisé le ministère de l’Économie à l’AFP, soulignant que la Renault 5 électrique, produite à Douai, représente à elle seule « un quart des véhicules commandés ».
Parmi les modèles les plus prisés figurent aussi la Peugeot E-208, la Citroën E-C3 et la Peugeot E-2008, selon le ministère, qui ajoute que 34 % des véhicules commandés sont fabriqués sur le territoire national. Financé par les certificats d’économies d’énergie (CEE), l’aide peut atteindre jusqu’à 7 000 euros pour l’achat d’une voiture électrique neuve, ce montant variant selon les modèles et selon le niveau de revenu des ménages.
Une enveloppe de 350 millions d’euros en 2025
Au total, le budget dédié pour 2025 s’élevait à 350 millions d’euros et visait à proposer des loyers « attractifs » par rapport au prix du marché, en dessous de 200 euros par mois. « Les offres proposées débutaient à 100 euros par mois », a rappelé le ministère, qui ajoute vouloir ainsi « accompagner les plus modestes dans l’électrification de leurs usages ». Pour pouvoir en bénéficier, il fallait disposer d’un revenu fiscal de référence par part ne dépassant pas 16 300 euros et habiter à plus de 15 kilomètres de son lieu de travail en utilisant sa voiture personnelle pour s’y rendre ou parcourir plus de 8 000 kilomètres par an avec ce véhicule dans le cadre de son activité professionnelle.
Selon le ministère, environ 45 % des bénéficiaires appartenaient aux trois premiers déciles de revenus, contre 40 % lors de l’édition précédente, et 55 % des commandes étaient destinées à des ménages ruraux, contre 51 % en 2024. En 2024, pour la première année de ce dispositif, près de 50 000 dossiers avaient été déposés en six semaines seulement, entraînant la fermeture du dispositif dès le mois de février, en raison de l’engouement pour la location de voitures électriques à tarifs cassés. Le gouvernement n’a pas encore indiqué s’il envisage une reconduction de l’opération pour une troisième édition en 2026.







