L’association des Bistrots et Cafés de France soutient également cette idée et a lancé une initiative sur ce sujet en 2024.
« C’est le combat qu’on veut mener [à l’Unesco]. » Le chef de l’État a tenu, lundi 5 janvier, à défendre l’idée d’inscrire les bistrots et cafés de France au patrimoine immatériel de l’Unesco, en les plaçant sur un même plan que la baguette. « Parce que nos cafés (…) et nos bistrots sont aussi ceux qui vendent beaucoup de croissants, beaucoup de baguettes, des produits de tradition et qui sont aussi à l’avant-garde de ce savoir-faire français », a déclaré Emmanuel Macron lors de la traditionnelle cérémonie de remise de la galette de l’Épiphanie à l’Élysée.
L’Association des Bistrots et Cafés de France a lancé en 2024 une initiative visant à faire inscrire ces lieux conviviaux au patrimoine immatériel de l’Unesco. « Les bistrots et cafés de France sont des passeurs du temps. Ils traversent les siècles et croisent les générations », rappelle-t-elle sur son site. La baguette, symbole dans le quotidien des Français, a été inscrite en 2022 au patrimoine immatériel de l’humanité. Cet ensemble patrimonial englobe les traditions orales, les arts du spectacle, les savoir-faire et les connaissances liés à la nature ou à l’artisanat et les pratiques sociales.
Le chef de l’État a aussi plaidé pour l’adoption d’un cadre législatif permettant aux « commerces alimentaires, particulièrement nos boulangeries » d’ouvrir le 1er mai s’ils le désirent, en faisant le cas échéant travailler leurs salariés, avec bien sûr l’accord de ces derniers et à condition que ce soit mieux rémunéré. Cette question avait donné lieu à un débat animé fin avril 2025. Certains boulangers s’étaient exprimés contre les contrôles menés par l’inspection du travail auprès de plusieurs artisans. Car si ces établissements étaient autorisés à ouvrir, ils avaient été sanctionnés pour avoir fait travailler leurs salariés lors de cette journée fériée et chômée en France.







