À la suite du décès de cette icône du pays, Éric Ciotti a sollicité le chef de l’État pour qu’un hommage national soit organisé. Parallèlement, Olivier Faure a exprimé son opposition à cette proposition.
Un début de polémique ? À l’annonce du décès de Brigitte Bardot, dimanche 28 décembre, à l’âge de 91 ans, l’échiquier politique se déchire sur la question d’un hommage national à la légende du cinéma. Dès la communication du décès, la presse et les responsables de droite ont salué l’icône, tandis que la gauche est restée silencieuse. Aujourd’hui, des voix se lèvent à droite et à l’extrême droite pour réclamer une cérémonie nationale en sa mémoire, une idée que la gauche refuse d’entériner.
Dans le camp des formations de droite et d’extrême droite, plusieurs élus estiment nécessaire d’organiser un hommage officiel à Bardot. Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et proche de Marine Le Pen, a même mis en ligne une pétition via l’Union des droites pour la République (UDR). « Le président de la République doit avoir le courage d’organiser un hommage national pour notre BB ! », peut‑on lire sur la page de la pétition, qui affichait plus de 15 000 signatures lundi soir.
Pour le député d’origine RN, Philippe Ballard, Bardot demeure une figure planétaire d’envergure, rappelle 42mag.fr : « Dans quel pays, on ne connaît pas Brigitte Bardot ? Il n’en existe aucun. Que la France rende hommage à Brigitte Bardot serait une chose positive. » L’élu rappelle toutefois que Bardot souhaitait être enterrée chez elle, à Saint‑Tropez. Ses obsèques sont prévues pour le mercredi 7 janvier 2026.
Ni indispensable ni opportun
À gauche, l’idée d’un hommage national est écartée d’emblée. « Il me semble que ce n’est ni nécessaire ni opportun », affirme le député socialiste Romain Eskenazi. Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, s’est lui aussi opposé à la proposition d’Éric Ciotti : « Brigitte Bardot a été une actrice iconique… mais elle a tourné le dos aux valeurs républicaines », écrit‑il en réponse sur X.
Une publication similaire est relayée par les responsables du PS, qui ne cachent pas leur scepticisme face à une telle démarche et rappellent les propos et le passé de Bardot, tout en insistant sur le fait que les hommages nationaux visent des services exceptionnels à la Nation.
Interrogé plus tôt sur Europe 1 quant à l’opportunité d’un hommage national à l’actrice, le député PS Philippe Brun avait répondu « pourquoi pas ». « Si le président de la République le décide, je ne vois pas pourquoi il faudrait s’y opposer », avait‑il ajouté.
Quant à l’environnement politique et écologique, Raphaëlle Rémy‑Leleu, élue écologiste parisienne, rappelle que Bardot n’a pas seulement été une figure médiatique : elle a aussi été condamnée à plusieurs reprises par la justice, « cinq fois pour injure ou incitation à la haine raciale ». Au fil des années, elle avait notamment été condamnée pour des propos visant les musulmans et pour avoir qualifié les Réunionnais de « population dégénérée », les accusant de maltraiter les animaux.







