Sur TF1, samedi soir, Olivier Faure a répondu à l’initiative lancée par Sébastien Lecornu.
Ce qu’il faut savoir
Cette édition en direct est désormais terminée.
Le destin de Sébastien Lecornu à Matignon est-il réellement assuré ? Le secrétaire général du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, a déclaré samedi 17 janvier sur TF1 qu’il proposerait aux députés socialistes de « ne pas bloquer le gouvernement » en cas de recours à l’article 49.3 de la Constitution, et ce sous deux conditions. D’abord, que les parlementaires disposent de la version complète du budget, sans zones d’ombre. Ensuite, que le financement des mesures obtenues ne pèse pas sur les Français, et qu’on ne fasse pas, d’un côté, ce qu’on ne retire pas de l’autre.
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Prime d’activité, impôt sur le revenu, logement… Le Premier ministre, ayant accepté d’adopter le budget sans vote, par le biais du 49.3 ou d’ordonnances, a pris vendredi un ensemble de mesures pour un budget présenté comme meilleur et plus responsable, assurant qu’il permettrait de ramener le déficit à l’objectif de 5% du PIB, contre 5,3% à ce stade des discussions parlementaires. Il a notamment indiqué son intention de revoir à la hausse le barème de l’impôt sur le revenu.
- Les annonces « très positives », selon Philippe Brun — On attend de voir comment tout cela va se déployer, a affirmé samedi sur 42mag.fr l’un des négociateurs du PS sur le budget. Il a évoqué quelques leviers de financement, en particulier pour la prime d’activité, que Sébastien Lecornu souhaite augmenter d’environ 50 euros en moyenne. « Comme l’État prend part à l’effort financier » et alors que « les entreprises ne hausse pas les salaires », il est, à ses yeux, logique qu’elles contribuent aussi à ce financement, a estimé Philippe Brun.
- Une approche « mesurée à l’euro près », selon le ministre. « L’État va faire des efforts très importants, il n’existe pas d’argent magique », a déclaré samedi sur 42mag.fr le ministre de l’Économie, Roland Lescure. Quant aux économies attendues, « nous sommes encore en phase de derniers ajustements », a-t-il précisé, refusant pour l’heure de chiffrer les montants.
- Des doutes sur le financement. Le président des députés Horizons, Paul Christophe, s’interroge sur la manière dont seront financées ces « concessions », susceptibles de « compromettre » l’objectif d’un déficit sous les 5% du PIB en 2026. Ces mesures « représentent des milliards d’économies en moins, largement dues à la surenchère des socialistes, sans que leurs financements ne soient clairement établis », a écrit le député du mouvement d’Edouard Philippe sur X. « On ne peut pas, à la fois, augmenter les dépenses, promettre un déficit maîtrisé et affirmer qu’il n’y aura aucune conséquence fiscale », a-t-il ajouté.







