Jérémie Patrier-Leitus, président du groupe Horizons au sein de la commission d’enquête, a pris la décision de suspendre les auditions en décembre afin de rétablir un climat plus serein. Il estime que les règles de rigueur et de respect établies dès le démarrage des travaux n’ont pas toujours été respectées.
Jérémie Patrier-Leitus, à la tête de la commission chargée d’examiner la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, projette d’interpeller mardi 6 janvier lors d’une séance exceptionnelle du bureau afin d’évoquer le « respect des personnes » auditionnées. Les auditions avaient été mises en pause à la fin du mois de décembre après une série d’incidents, lesquels avaient notamment impliqué plusieurs personnalités de Radio France.
Lors de cette session envisagée mardi après-midi, le président de la commission souhaite rappeler des principes fondamentaux : « Le respect des personnes que nous entendons, et le fait que cette commission d’enquête ne se transforme ni en tribunal politique ni en lieu d’un spectacle politique », a-t-il détaillé à Franceinfo et à France Culture.
Plus de tweets en direct, de live-tweets ni d’activités sur les réseaux sociaux
« Dans une commission d’enquête, dotée de pouvoirs importants, il n’est pas acceptable de publier en temps réel des tweets ou de diffuser des vidéos pendant les séances sur les réseaux sociaux », affirme Jérémie Patrier-Leitus à France Culture, en visant les publications sur X du rapporteur, le député de l’UDR Charles Alloncle. Il demande l’arrêt des live-tweets, ainsi que des extraits vidéo parfois tronqués. « Je veillerai à ce que l’ensemble des membres de cette commission ne tweete pas en temps réel », assure le président. Dans le cas contraire, Patrier-Leitus « se réserve le droit de suspendre les auditions, estimant qu’il est impossible d’être présent en audition et en même temps actif sur les réseaux sociaux ».
Le président de cette commission d’enquête sur l’audiovisuel public veut ainsi s’assurer que les propos tenus par les personnes auditionnées ne puissent être déformés et pour éviter d’induire les Français en erreur. En cas de déformation avérée, il n’exclut pas de convoquer à nouveau le bureau de la commission d’enquête.







