Dans les jours qui viennent, obtenir une consultation médicale pourrait s’avérer difficile. Les médecins libéraux et ceux qui exercent dans les cliniques seront en grève à partir du lundi 5 janvier. Cette mobilisation pourrait durer une dizaine de jours et le gouvernement n’écarte pas la possibilité de recourir à la réquisition de certains soignants.
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Le secteur médical monte au créneau contre plusieurs dispositions de la loi de financement de la sécurité sociale et brandit la menace d’une grève historique d’au moins dix jours. Dès ce lundi 5 janvier, comme nombre de ses collègues, le Dr Sylvaine Le Liboux, porte-parole de la Confédération des Syndicats Médicaux Français, suspendra les consultations dans son cabinet situé dans l’Indre, une zone marquée par le désert médical. « C’est triste et ça ne m’amuse pas d’être en grève en pleine épidémie de grippe. Il n’y a pas suffisamment de médecins traitants, il existe un véritable problème d’accès aux soins et on voit bien que les jeunes hésitent à s’installer », déplore-t-elle.
Appel à la manifestation prévu ce samedi
Parmi les reproches formulés figurent notamment un budget estimé insuffisant face à des besoins qui augmentent, un contrôle renforcé des prescriptions d’arrêt de travail, et des mesures permettant à l’autorité de diminuer de manière imposante les tarifs de certains actes médicaux. Le mouvement reçoit le soutien de certains patients, même s’ils redoutent toutefois d’être privés de médecins dans les prochains jours. « En ce moment, je ne vais pas bien du tout. Comment va-t-on se débrouiller si j’ai un souci ? Mais je comprends néanmoins qu’il y ait pénurie de médecins, et qu’on n’en ait pas suffisamment », affirme une femme interrogée dans la salle d’attente.
La ministre de la Santé affirme avoir pris des dispositions pour assurer la permanence des soins et n’écarte pas la possibilité d’avoir recours à des réquisitions. Du côté des syndicats, on appelle les médecins libéraux à manifester massivement à Paris ce samedi.







