Les deux élus s’étaient retrouvés impliqués dans une altercation marquée à l’Assemblée nationale au mois de mai 2024. Le député insoumis avait notamment insulté son collègue franco-israélien en le traitant de porc.
Le député insoumis David Guiraud, poursuivi pour injure publique à caractère antisémite par l’ancien parlementaire franco-israélien Meyer Habib suite à une altercation à l’Assemblée nationale en mai 2024, a été relaxé jeudi 15 janvier. La 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris a estimé que les faits ne constituaient pas une infraction et a prononcé la relaxe en faveur de l’élu de La France insoumise.
Le 28 mai 2024, l’Assemblée nationale a connu une période de forte tension après que le député insoumis Sébastien Delogu avait brandi un drapeau palestinien en séance afin de dénoncer la situation à Gaza, ce qui avait entraîné son exclusion de l’Hémicycle. Dans ce climat survolté, les échanges entre Guiraud et Habib avaient donné lieu à des invectives publiques, et les deux élus s’étaient mutuellement adressé des propos blessants devant les journalistes.
Meyer Habib veut faire appel
À l’issue de l’audience, la défense a évoqué une « victoire » et une « satisfaction », estimant que la décision répondait à leur attente puisqu’« il n’y a jamais eu le moindre caractère antisémite dans les propos tenus par David Guiraud », a affirmé l’avocat Vincent Brengarth. De son côté, David Guiraud a réagi sur le réseau social X en déclarant que « La justice a parlé. Son jugement est sans appel : Meyer Habib a perdu », et il a ajouté que sa « résistance à la politique israélienne reste entière. Ma détermination aussi. Personne ne nous fera taire ».
L’avocat de Guiraud a précisé que cette décision échappait, selon lui, à une « tentative d’instrumentalisation de la justice » visant à « bâillonner » son client. Cette analyse a été vivement contestée par Olivier Pardo, avocat de l’ancien député Meyer Habib, qui a dénoncé un jugement empreint de « juridisme » et « totalement hors sol ». Évoquant son sentiment de « déception » et d’« écœurement », celui qui est rattaché au groupe des Républicains à l’Assemblée nationale a indiqué qu’il envisageait d’« faire appel » de la décision.







