Jensen Huang, à la tête du géant Nvidia, a indiqué, ce lundi, que l’intelligence artificielle entame une phase nouvelle: celle qui se manifeste de manière tangible et qu’on qualifie d’IA physique. Cette avancée occupe cette année le devant de la scène lors du salon dédié à la technologie à Las Vegas. Des automates extrêmement souples jusqu’aux véhicules sans conducteur, l’IA quitte progressivement les écrans pour pénétrer le monde réel.
Alors que le CES, le plus grand rassemblement dédié à la technologie, bat son plein à Las Vegas, Jensen Huang, le dirigeant de Nvidia, a pris la parole lors d’une conférence tenue lundi 6 janvier. Moins médiatisé que des noms comme Elon Musk ou Mark Zuckerberg, Huang demeure une figure majeure du secteur grâce à Nvidia, le géant des puces électroniques. Avec une valorisation boursière approchant les 4 500 milliards de dollars, aucune autre société n’atteint une telle cote, pas même Apple ou Microsoft. À nouveau, Huang bénéficie d’un impact considérable et il a évoqué une nouvelle étape dans l’essor de l’intelligence artificielle — la star du CES cette année — qu’il qualifie d’« IA physique ».
L’IA quitte les écrans et s’apprête à se matérialiser dans le monde réel. Un exemple probant : les robots, naturellement. Le CES regorge d’initiatives robotiques, dont celle signée Qualcomm, grand spécialiste des semi-conducteurs, capable d’adopter des mouvements incroyablement flexibles et audacieux.

Autre exemple : les voitures autonomes. Uber a dévoilé son robotaxi, qu’il présente comme « le plus luxueux du marché », selon l’application de VTC. Les premiers essais ont débuté en décembre à San Francisco.
Une sucette qui fait de la musique, des faux ongles qui changent de couleur…
Mais le CES est aussi le rendez-vous des gadgets, et l’événement ne se résume pas à des avancées révolutionnaires. Parmi les curiosités, Ultrasonics, une jeune pousse de Seattle, propose un couteau qui vibre 30 000 fois par seconde, de sorte que le mouvement reste imperceptible à la main et permet, avec une efficacité surprenante, de trancher fruits et légumes. Le prix affiché est de 399 dollars. IPolish, de son côté, présente une démonstration d’un dispositif en développement depuis une décennie : une petite clef USB qui se colle sur l’ongle pour en changer la couleur, offrant pas moins de 400 teintes. Ceux qui ont vu le long-métrage Total Recall, sorti il y a environ 35 ans, se souviendront peut-être d’une technology similaire employée par une réceptionniste.
Et puis, il y a aussi « de la musique que l’on peut goûter », qui fait beaucoup parler autour de ce salon. C’est le slogan adopté par Lollipop Stars. L’idée: une sucette qui émet une musique lorsque l’on en savoure le goût. Le prix est de 8,99 dollars l’unité pour profiter d’une chanson pendant que la sucette — qu’est-ce qu’on appelle en anglais “lollipop” — est en bouche. Apparemment, en mâchant le bâton, les vibrations parviennent à l’oreille via la conduction osseuse. Trois parfums sont pour l’instant proposés: citron, pêche et myrtille, chacun étant associé à un artiste plutôt orienté rap. Le citron est interprété par Armani White, la pêche par Ice Spice et la myrtille par Akon.







