Aux États‑Unis, la bataille culturelle qui oppose progressistes et conservateurs ne se décide pas sur de grands principes, mais sur des détails… Le tout dernier exemple en date porte sur la police d’écriture utilisée : Calibri.
La police d’écriture Calibri bénéficie d’une certaine popularité: elle est dépouillée, contemporaine et clairement lisible. Pourtant, selon l’administration de Donald Trump, elle serait jugée trop inclusive. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, aurait donné pour instruction aux diplomates de cesser de s’en servir.
Depuis 2023, les documents officiels étaient rédigés en Calibri dans le cadre d’une politique lancée par l’administration Biden. Cette approche visait à promouvoir la diversité, l’équité, l’inclusion et l’accessibilité, car cette police simple et sans aspérité facilite la lecture pour des personnes rencontrant des difficultés de compréhension.
Cependant, l’administration Trump considère cette police comme trop inclusive. Le chef de la diplomatie affirme vouloir « rétablir le professionnalisme dans les écrits du département » et privilégier ainsi Times New Roman, une police perçue comme plus formelle. Cette typographie était d’ailleurs utilisée par l’administration américaine avant le changement imposé par le gouvernement Biden.
Conflit culturel autour des polices entre Républicains et Démocrates
La décision de Rubio est jugée inutile et tirée par les cheveux par de nombreux internautes américains. Parmi eux, la créatrice de contenu YourLocalLibrary, qui compte près de 30 000 abonnés sur TikTok. Sa vidéo abordant ce basculement typographique a enregistré des milliers de vues.
Cette politisation des polices de caractères s’inscrit dans un contexte de conflit culturel entre Républicains et Démocrates, où des éléments culturels supposément neutres, comme la typographie, deviennent des symboles politiques et des marqueurs identitaires.







