Lors de l’émission «11h/13h», la ministre en charge de la Transition écologique a confirmé, à l’antenne, le bilan encore provisoire qui recense trois décès et une disparition, lié aux crues qui submergent l’ouest de la France depuis plusieurs jours et qui pourraient encore s’aggraver.
Ce mercredi 18 février, des crues d’une ampleur sans précédent touchent plusieurs départements, tandis qu’une nouvelle tempête nommée Pedro pourrait encore provoquer des dégâts et que trois personnes ont perdu la vie, avec une autre personne portée disparue dans le Maine-et-Loire. Invitée du plateau du « 11h/13h », la ministre Monique Barbut affirme que « les questions relatives à l’adaptation au changement climatique doivent devenir une priorité majeure ».
Ce passage constitue une partie de la retranscription de l’entretien ci-dessus. Pour le visionner dans son intégralité, cliquez sur la vidéo.
Flore Maréchal : Trois décès et une disparition dans le Maine-et-Loire. Pouvez-vous confirmer ce bilan, qui reste provisoire à ce stade ?
Monique Barbut : Bonjour à vous et oui, je confirme le chiffre qui vient d’être donné. Trois morts et une personne portée disparue, c’est tragique et insupportable. Je tiens aussi à exprimer, au nom du gouvernement tout entier, ma solidarité envers l’ensemble des victimes. Au-delà de ces trois personnes et du disparu, des milliers de sinistrés sont touchés dans les départements évoqués tout à l’heure, et nous devons penser à eux tous.
Justement, comment expliquer un bilan aussi lourd malgré les avertissements et les crues ? N’est-ce pas une défaillance dans la protection ou l’abri de certaines populations ?
Tout d’abord, nous faisons face à des phénomènes hors norme, soyons clairs. Lors de ma visite lundi à Cadillac, j’ai constaté que les services se sont organisés de manière remarquable et je n’ai pas vu de scènes de panique. Chacun connaissait son rôle et ses responsabilités, et je veux ici saluer les maires ainsi que l’ensemble des secours déployés. À mes yeux, leur extraordinaire organisation a permis d’éviter un bilan encore plus lourd que celui que nous déplorons aujourd’hui.
On se demande aussi, année après année, pourquoi ces crues se multiplient dans certaines zones et donnent l’impression que la détresse des sinistrés est inévitable. Hier encore, dans les couloirs de l’Assemblée, certains parlementaires ont évoqué une défaillance de l’État. Certes, une réunion hier à Beauvau, avec le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, a été organisée, mais n’est-ce pas trop tard ? Que leur répondez-vous ? Que fait l’État ?
Alors, l’État est présent, mais il s’agit de deux volets. D’un côté l’urgence : nous traversons une crise grave et l’État apporte son soutien via l’ensemble des services mobilisés afin de limiter le nombre de victimes et de réduire au minimum les dégâts matériels et sur les terres agricoles. C’est cela, l’urgence. D’un autre côté, il existe des enjeux structurels qui demeurent, et dans ce cadre, les questions relatives à l’adaptation au changement climatique doivent devenir une priorité majeure. On ne peut plus ignorer que le réchauffement et les évolutions climatiques sont une réalité ; nous devons désormais mettre en œuvre sans délai le programme d’adaptation que nous avons élaboré. Nous allons continuer à dialoguer dans les semaines et les mois qui viennent avec toutes les parties prenantes. L’État n’est pas seul concerné par cette démarche : il faut discuter avec les collectivités locales, avec les secteurs industriels et agricoles afin de définir rapidement un certain nombre de mesures.
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