Au cœur de la République, aucun espace n’est laissé aux mouvements qui optent pour la violence et en valident l’usage, a déclaré jeudi le chef de l’État lors d’un point-presse.
Cinq jours après la disparition de Quentin Deranque, Emmanuel Macron a averti que toute formation politique qui soutient ou légitime des mouvements recourant à la violence commet une faute grave. Interrogé par des journalistes, jeudi 19 février, en marge d’un sommet dédié à l’intelligence artificielle à New Delhi (Inde), le président a exhorté les partis situés à l’extrême à procéder à un nettoyage interne de leurs rangs.
Il a en outre rappelé qu’aucune circonstance ne peut justifier l’usage de la violence, ni chez les uns ni chez les autres, même dans un affrontement qui mettrait en péril la République. Dans une République, il n’y a pas de place pour des mouvements qui prônent et soutiennent la violence, a-t-il insisté, soulignant que la violence n’a pas sa place dans le paysage politique.
Par ailleurs, Emmanuel Macron a demandé à Giorgia Meloni d’arrêter de commenter ce qui se passe chez les autres. Le mercredi 18 février, la Première ministre italienne issu de l’extrême droite avait réagi à l’agression mortelle visant un militant identitaire, estimant que la mort de Quentin Deranque constituait une blessure pour l’Europe entière. Le président a répliqué en citant une formule ironique selon laquelle chacun devrait rester chez soi pour que les choses soient bien gardées.







