La France insoumise a affiché son unité autour du député Raphaël Arnault. Alors que les appels à sa démission se multipliaient, les cadres ont réaffirmé qu’il ne serait pas exclu du parti.
Cette section est tirée d’une partie de la retranscription du reportage évoqué plus haut. Cliquez sur la vidéo pour le visionner en intégralité.
Pour verrouiller la manœuvre et préparer une contre-attaque, les proches de Jean-Luc Mélenchon ne cèdent rien. Face à ceux qui réclament l’éviction de Raphaël Arnault du groupe à l’Assemblée nationale, Manuel Bompard répond par une fin de non-recevoir et réaffirme son appui au mouvement de La Jeune garde : « J’ai dit sérieusement aujourd’hui que moi, j’ai soutenu, je soutiens et je continuerai à soutenir les groupes antifascistes qui pratiquent l’autodéfense populaire. »
Un soutien qui déclenche l’indignation du ministre de la Justice, Gérald Darmanin : « Normalement, Monsieur Arnault n’aurait jamais dû être investi par La France insoumise. Ainsi, La France insoumise se met en marge de la vie républicaine et démocratique de notre pays. Que Monsieur Arnault n’ait toujours pas été suspendu ou exclu montre que La France insoumise récidive. »
Le président appelle à la sérénité
Du côté de la gauche, la ligne de défense des Insoumis suscite une gêne. Ancienne élue LFI, Clémentine Autain critique la stratégie de Jean‑Luc Mélenchon : « Cette volonté de ne s’adresser qu’à un public déjà radicalisé et de prendre ses distances par rapport au rassemblement nécessaire qui nous permettrait de dissiper un certain nombre d’ambiguïtés sur des sujets, tout cela, aujourd’hui, doit changer. J’attends des mots et je regrette que Jean-Luc Mélenchon, il y a encore deux jours, fasse l’éloge de La Jeune garde pendant que, comme vous le disiez, nous avons des membres de La Jeune garde qui sont en garde à vue. »
Dans ce climat politique particulièrement tendu, Emmanuel Macron, en visite officielle à New Delhi (Inde), a lancé un appel au calme : « Oui, les partis extrêmes doivent faire le ménage, l’extrême gauche en l’occurrence, mais les autres partis extrêmes et l’extrême droite aussi, qui compte parfois dans ses rangs des militants qui justifient l’action violente. Je les appelle tous à la responsabilité, à lever ces ambiguïtés. » Un appel au calme, alors que se prépare une marche blanche, samedi 21 février, à Lyon, en mémoire de Quentin Deranque.







