Le parlementaire affilié à La France insoumise, représentant la circonscription de Seine-Saint-Denis, a été l’invité de l’émission matinale « 8h30 42mag.fr » ce jeudi 5 mars.
Éric Coquerel, député issu du mouvement La France insoumise et représentant la circonscription de Seine-Saint-Denis, a expliqué jeudi 5 mars sur 42mag.fr qu’il convenait d’envisager des mesures visant à maîtriser les prix face à la montée du coût du carburant provoquée par le conflit en cours au Moyen-Orient. Dans son propos, il affirme que « nous sommes en plein dans une période de crise » et propose de « bloquer les prix tant que la situation n’a pas retrouvé un équilibre », soulignant l’importance d’intervenir sans délai pour protéger les consommateurs. « J’ai crainte que, si l’on tarde, cela se retourne contre nous », a ajouté le président de la commission des Finances à l’Assemblée nationale, appelant le gouvernement à agir rapidement.
Le parlementaire insoumis a aussi plaidé pour l’ouverture d’un débat thématique sur la défense à l’Assemblée nationale, conformément à l’article 50-1 de la Constitution. « Je suis favorable à ce que ce débat se prolonge rapidement sur des questions économiques, car il y a des réunions d’urgence à Bercy, afin que les parlementaires soient tenus informés », a-t-il précisé. Selon lui, ce dialogue permettrait de formuler des propositions, notamment celle d’un blocage des prix du carburant : « Je ne dis pas qu’il faut l’appliquer dès aujourd’hui, mais dans les possibilités, le ministre de l’Économie devrait réfléchir assez vite à la question du blocage des prix », a expliqué le député.
En ce qui concerne le financement d’une telle mesure, le parlementaire propose de s’attaquer prioritairement aux marges pratiquées par les distributeurs et les compagnies pétrolières plutôt que de toucher à la fiscalité. « On peut éventuellement envisager, si la crise persiste, d’agir sur la TICPE flottante et non sur la TVA », a-t-il précisé. « Compte tenu des marges des distributeurs et des majors dans le contexte actuel, elles ne se trouvent pas en position de faiblesse », a-t-il conclu.







