Par ailleurs, Sébastien Lecornu a déclaré qu’il n’était pas fondamentalement opposé à l’initiative lancée par cinq pays européens visant à instaurer une taxe sur les bénéfices exceptionnellement élevés des entreprises du secteur énergétique.
Le gouvernement affiche son impatience. Sébastien Lecornu a demandé, mercredi 8 avril, après l’annonce d’un cessez-le-feu en Iran, que les tarifs à la pompe diminuent d’ici à la fin du week-end ou au début de la semaine prochaine, alors que le gouvernement réunira jeudi à Bercy l’ensemble des acteurs de la filière.
« Lorsque la crise a démarré, les prix ont augmenté très, très vite à la pompe alors que les citernes avaient été achetées et remplies avant le début de la guerre. Donc autant le gouvernement peut comprendre qu’il y ait trois ou quatre jours de délai entre le début de ce cessez-le-feu et la répercussion à la pompe, autant il est évident que les effets devront se voir à la pompe à partir de la fin du week-end, début de semaine prochaine », a déclaré le Premier ministre devant le Sénat.
Des livraisons logistiques extraordinaires
Devant le Sénat, Sébastien Lecornu a également évoqué « des mesures réglementaires » qui vont être mises en œuvre par le ministre des Transports « pour permettre des acheminements logistiques exceptionnels la nuit, le week-end et permettre, ici ou là, de régler » les « problèmes d’approvisionnement » dans les stations-service. Le gouvernement va par ailleurs « continuer » sa « politique d’accompagnement, d’aide ciblée », a ajouté le Premier ministre, évoquant « un nouvel outil d’accompagnement de nos agriculteurs » qui sera détaillé mercredi ou jeudi par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.
L’exécutif avait annoncé vendredi 27 mars un plan d’aide de près de 70 millions d’euros pour les secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants : pêche, agriculture et transports. Sébastien Lecornu a par ailleurs déclaré n’avoir « pas d’opposition de principe » à l’initiative prise par cinq pays européens pour la mise en place d’une taxe sur les bénéfices exceptionnels des entreprises énergétiques.
Le prix du gaz européen a reculé d’environ 20% mercredi à l’ouverture, dans la foulée de ceux du pétrole, qui retombaient sous la barre des 100 dollars le baril, quelques heures après l’annonce d’un cessez-le-feu en Iran.
En France, les prix des carburants pourraient baisser de « cinq à 10 centimes » le litre « très rapidement », selon le président de l’Union française des industries pétrolières Olivier Gantois.







