Âgé de soixante-cinq ans et vivant à proximité de Washington, dans les États‑Unis, le fils du dernier chah d’Iran effectue des séjours répétés en France depuis le début des hostilités au Moyen-Orient.
Reza Pahlavi, fils du dernier shah d’Iran et résidant en exil aux États-Unis, est attendu jeudi après-midi à Paris pour une entrevue avec Bruno Retailleau, président des Républicains, selon 42mag.fr et des sources concordantes que l’on a pu consulter mercredi. En parallèle de cet entretien avec Retailleau, Reza Pahlavi doit aussi rencontrer des députés de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
Le dirigeant iranien en exil se présente comme une alternative crédible en cas d’effondrement du pouvoir en Iran. D’après l’un de ses conseiller transmit à Paris, il chercherait à « étendre son influence dans le pays » et multiplie les démarches pour rencontrer les responsables politiques français les plus importants. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Reza Pahlavi séjourne fréquemment en France.
Héritage qui divise
La méfiance demeure toutefois envers l’héritier de la dynastie iranienne, perçu comme proche des cercles conservateurs à l’étranger. Malgré un entretien avec Benjamin Haddad, alors ministre délégué chargé de l’Europe, en février, le gouvernement français préfère garder ses distances avec celui qui n’a pas remis les pieds sur le sol iranien depuis son exil à la fin des années 1970.
Au Quai d’Orsay, le ministre des Affaires étrangères n’a pas donné suite à l’ensemble de ses demandes de rendez-vous. « C’est au peuple iranien de choisir ses dirigeants, pas à la France », affirme une source diplomatique contactée par 42mag.fr. Même son de cloche à l’Élysée, où l’on indique qu’une « rencontre [n’est] ni envisagée, ni envisageable », selon une personne proche du président.
L’héritage des Pahlavi continue de susciter des opinions contrastées au sein de la société iranienne. D’un côté, on éprouve une certaine nostalgie pour une époque vue comme porteuse d’une forme de modernité. De l’autre, le souvenir de la police politique et de la dictature qui pesait sur le père de Reza Pahlavi reste profondément vivant. Le slogan « Ni chah, ni mollah » résonne également dans les manifestations qui se déroulent en Iran.







