En Asie, les autorités des États qui tirent principalement leurs importations pétrolières du passage par le détroit d’Ormuz envisagent des mesures pour protéger leurs populations face à la hausse des prix de l’énergie et des carburants. Bon nombre de collectivités ont choisi d’instaurer la gratuité des transports publics.
Dans plusieurs pays qui dépendent fortement des livraisons de pétrole en provenance du Golfe Persique, le sujet fait écho à la fin du mois de mars. Les ménages subissent une hausse notable du prix à la pompe. Dans certains lieux, le coût du litre a pratiquement doublé en l’espace d’un seul mois, comme cela a été observé aux Philippines. Cette situation est pénalisante pour les budgets familiaux et pour la dynamique économique. Du coup, les responsables politiques cherchent des réponses. Au cours du week-end des 28 et 29 mars, deux États australiens ont pris les initiatives, sans attendre une décision au niveau national. Ils ont choisi d’offrir l’accès gratuit aux transports publics pour les usagers.
Dans l’État de Victoria, l’accès aux transports devient totalement gratuit à partir du lundi 31 mars. Les portiques des gares seront laissés ouverts. Il ne sera plus nécessaire d’activer son pass transport, et cela devrait durer au moins jusqu’à la fin du mois d’avril. Ceux qui possèdent un abonnement pourront bénéficier d’un suspension des paiements. Dans l’État de Tasmanie, une île située au sud-est du pays, les transports resteront gratuits jusqu’à la fin juin. Dans les deux cas, ce sont les collectivités locales qui financeront ce manque à gagner lié à la suppression des ventes de billets.
L’exemple allemand fait écho en Corée du Sud
La Corée du Sud est aussi au cœur d’un débat. Pour l’instant, le gouvernement n’a pas encore proposé de mesure, mais Cho Kuk, l’un des dirigeants d’un des principaux partis d’opposition, a annoncé à la fin du mois de mars qu’il allait plaider auprès des autorités en faveur d’une gratuité temporaire des transports publics. Il soutient que le gouvernement agit déjà pour protéger les automobilistes face à la hausse des prix du carburant et qu’il serait légitime d’apporter une aide similaire aux usagers des transports en commun.
Une initiative est examinée de près en Corée du Sud : l’idée d’un pass de transport à tarif réduit. Cette formule avait été instaurée en Allemagne après la crise énergétique consécutive à l’invasion de l’Ukraine. Durant trois mois, l’été 2022, l’Allemagne avait lancé un billet mensuel unique à neuf euros, qui permettait de circuler sans restriction sur l’ensemble des réseaux locaux de bus, de métro et de train. Des responsables sud-coréens souhaitent désormais que Séoul s’inspirent de ce dispositif.







