Marine Le Pen a officiellement lancé sa campagne présidentielle pour 2027 à Orléans, dimanche 25 octobre, se présentant comme la candidate de l’ordre, de la souveraineté et du renouveau national. Reuters a rapporté qu’elle a promis un resserrement des contrôles aux frontières, l’expulsion automatique des délinquants étrangers, une diminution des impôts des entreprises et un soutien à l’industrie et à l’intelligence artificielle. Le discours a placé la réponse à l’agitation récente en France au cœur même de la campagne.
Une annonce politique a donné au discours une portée environnementale précise. L’Associated Press a indiqué que Le Pen s’engageait à abroger la loi de 2017 qui empêchait l’octroi de nouveaux permis d’exploration d’hydrocarbures et qui renforçait l’interdiction de l’extraction du gaz de schiste. Elle soutenait que la prospection nationale devrait reprendre si elle venait à gagner en mai 2027.
Une campagne centrée sur l’autorité
La campagne ne part pas d’une position neutre. Reuters a décrit Le Pen comme la favorite du premier tour, tout en notant qu’elle fait appel de sa condamnation pour l’usage frauduleux de fonds du Parlement européen. Les sondages ne constituent qu’un instantané et ne prédisent pas l’issue, et le scrutin est encore à environ six mois, mais ce lancement permet désormais que des propositions soient éprouvées comme faisant partie d’un programme de gouvernement plutôt que comme des messages d’opposition générale.
Euronews a rapporté que la section sécurité du discours promettait une certitude quant à l’ouverture des affaires et à l’exécution des peines. Il a également enregistré son appel à un système frontière national et européen et sa résistance à des engagements militaires qu’elle ne définit pas comme des intérêts français. Ces positions relient l’ordre intérieur, l’immigration et la souveraineté au cadre principal de la campagne.
La promesse pétrolière est juridiquement concrète
La proposition relative aux hydrocarbures est plus précise qu’un slogan. La loi française n° 2017-1839 interdit les nouveaux permis d’exploration et prévoit la fin de la production pétrolière et gazière d’ici 2040, avec des protections limitées pour les droits existants. La suppression de cette loi impliquerait un acte législatif et rouvrirait des questions sur les permis, les territoires d’outre-mer, l’évaluation environnementale et les engagements climatiques de la France.
L’ampleur de toute nouvelle production française n’est pas établie par la promesse de campagne. Les droits d’exploration n’assurent pas des réserves récupérables de manière rentable, ni des prix plus bas, ni un approvisionnement rapide. L’enjeu immédiat est politique : Le Pen cherche à définir l’indépendance énergétique par une éventuelle production domestique de combustibles fossiles, alors que la loi en vigueur organise la transition en mettant fin à cette production.
Note : Reuters et Euronews ont fourni des reportages indépendants sur le lancement de la campagne et son programme élargi. L’Associated Press a rendu compte de la promesse concernant les hydrocarbures. La base de données Climate Change Laws a été consultée pour cerner l’étendue et la structure juridique de la loi de 2017. La photographie est une image d’archive datant de mars 2026 et ne montre pas le rassemblement d’Orléans.







