L’autorité en charge du portefeuille de l’Économie a assuré qu’un changement législatif serait réalisé, autorisant une telle pénalité, qui a déjà été utilisée dans des situations liées au terrorisme.
Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, a annoncé lors de sa présentation des vœux aux acteurs du monde économique à Bercy le lundi 8 janvier, que le gel des biens financiers des narcotrafiquants deviendra une mesure légale en 2024. Il exprime sa volonté de s’attaquer aux finances des revendeurs de substance illicite, véritable nerf de la guerre.
« Nous allons renforcer notre réponse au problème des trafics de drogue : un changement dans la législation nous permettra dès cette année de geler les capitaux des narcotrafiquants, comme nous le faisons déjà pour ceux accusés de terrorisme », a-t-il déclaré.
La « plaie » du trafic de drogue dans la société française
Le ministre, Bruno Le Maire, est ensuite entré davantage en détail dans le sujet, en affirmant que le commerce de stupéfiants occasionne de graves problèmes dans toute la société française, que ce soit dans les petites communes ou les grandes métropoles, les villes de taille moyenne ou les bourgades. Il a souligné son « engagement total » dans la lutte contre ce fléau.
Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, lors d’un déplacement à Marseille début janvier, où la violence liée au narcotrafic est fréquente, avait lui aussi fait part d’une position intransigeante envers le trafic de drogue. « Nous allons intensifier notre action de façon résolue »,, avait-il fait savoir.