L’imam de Bagnols-sur-Cèze (Gard) a exprimé sa réaction face à son expulsion vers la Tunisie en tant que symbole de la loi sur l’immigration. Il a souligné qu’une nouvelle disposition permettant de saisir des documents d’identité au domicile de la personne étrangère a été utilisée dans cette procédure d’expulsion en urgence absolue, mais que cela repose en grande partie sur des lois déjà en vigueur.
Une expulsion rapide : l’imam de Bagnols-sur-Cèze Mahjoub Mahjoubi expulsé moins de 12 heures après son arrestation. Gérald Darmanin s’est félicité de cette expulsion rapide sur les réseaux sociaux. Il a souligné que cela démontrait que la loi sur l’immigration renforçait la France. Le ministre de l’Intérieur a expliqué que cette expulsion avait été rendue possible grâce à une visite domiciliaire et à une interpellation conformes à la loi sur l’immigration en vigueur depuis fin janvier.
L’arrêté ministériel d’expulsion reprochait à l’imam d’apologie du terrorisme et de prêches radicaux, ainsi que de propager des idées contraires aux valeurs de la République et des propos discriminatoires envers les femmes et les juifs. L’imam a nié ces accusations par l’intermédiaire de son avocat. Il a été expulsé vers la Tunisie et son passeport a été confisqué lors d’une visite domiciliaire.
Cette expulsion rapide a été possible grâce à la nouvelle loi sur l’immigration, qui permet la saisie du passeport à domicile et qui inclut une procédure d’urgence absolue. Cette dernière existe en France depuis longtemps et a été récemment intégrée au Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dans le cas de Mahjoub Mahjoubi, cette procédure d’urgence absolue a été invoquée en raison de la gravité des propos qu’il aurait tenus.
En 2023, 44 personnes liées à l’islam radical ont été expulsées de France, ce qui représente une augmentation significative par rapport à l’année précédente. La loi sur l’immigration a été modifiée pour faciliter les expulsions en élargissant les motifs d’expulsion, notamment pour violation des principes de la République.
L’imam Mahjoub Mahjoubi a dénoncé cette expulsion comme arbitraire et envisage de saisir la justice en France. Il affirme ne pas avoir proféré d’insultes envers la communauté juive ou le drapeau français.