Mardi soir, quelques heures suivant l’allocution du Premier ministre, le leader du Parti socialiste a exprimé son mécontentement en déclarant que « le compte n’y est pas ».
Un ultimatum en vue
Le Parti socialiste s’apprête à lancer un avertissement sérieux. Jeudi, il pourrait initier une motion de censure contre le gouvernement dirigé par François Bayrou, à moins qu’une réponse satisfaisante ne soit donnée concernant leur demande cruciale : soumettre la question des retraites au Parlement, quelle que soit la situation. Olivier Faure, qui dirige le Parti socialiste, a annoncé cette position mardi 14 janvier. Il a exprimé sur TF1 sa demande claire : « Ce que je veux du Premier ministre, c’est qu’il confirme que, que nous ayons atteint un accord ou non avec les partenaires sociaux, le Parlement sera consulté sur la question des retraites, en s’appuyant sur les propositions émanant des différents acteurs. » Cette déclaration a suivi le discours de politique générale prononcé par François Bayrou.
La réforme des retraites relancée
Dans son discours, François Bayrou a reconnu que la question des retraites restait une source de préoccupations majeures pour le pays. Il a affirmé son intention de relancer ce dossier, en collaboration avec les partenaires sociaux, et ce dans un cadre temporaire et transparent. Selon lui, il n’y a « pas de sujet tabou » concernant le dialogue à venir. Ainsi, si une nouvelle législation était envisagée, elle serait bien sûr examinée par l’Assemblée nationale.
François Bayrou a ainsi répondu aux critiques de Boris Vallaud, le leader des députés socialistes, qui reprochait un manque de transparence et d’ouverture dans les discussions sur ce dossier sensible. « Où sont vos engagements ? Où sont vos compromis? », avait-il interpellé François Bayrou depuis Matignon.