Le mercredi 26 février, lors de son passage sur France Inter, Julien Bayou a pris la parole à la suite de la décision de clôturer sans suite deux plaintes qui avaient été déposées à son encontre pour harcèlement moral et abus de faiblesse.
Julien Bayou s’exprime sur France Inter
« Je n’ai pas l’impression que l’affaire soit terminée », déclare Julien Bayou lors de son intervention sur France Inter le mercredi 26 février. Ancien secrétaire national du parti Europe Écologie-Les Verts et ancien député, Bayou était invité à réagir suite à la décision de ne pas donner suite, le 20 février, aux plaintes déposées à son encontre par son ancienne compagne, qui l’accusait de harcèlement moral et d’abus de faiblesse. « Le parti écologiste peine à reconnaître mon innocence », déplore-t-il.
« Mon intimité a été exposée au grand jour et l’on a piétiné ma vie personnelle, mes proches ont été très affectés », confie Julien Bayou. « Je m’attendais à ce que les 12 000 personnes informées par un message de graves accusations reçoivent une communication affirmant qu’après enquête, rien n’a été trouvé », poursuit-il. Il espérait également que [Marine Tondelier] prenne l’initiative d’arrêter les propos relayant des accusations toujours plus graves, comme le proxénétisme.
Prudence face à une utilisation contre MeToo
« En tant que leader d’un parti, le seul levier dont vous disposez est de retirer l’adhésion de la personne », estime Julien Bayou. Cependant, il comprend que « des instances doivent intervenir » dans ces cas, tout en prenant soin de « respecter l’État de droit ». Il critique le contraire de ce qui se passe actuellement et note avec regret l’influence de Sandrine Rousseau sur le parti écologiste.
« Lorsque les faits contredisent Sandrine Rousseau, c’est la réalité qui est remise en question », souligne Julien Bayou, attristé par le manque de remords exprimé par Sandrine Rousseau sur France Inter à propos de cette affaire. Il précise néanmoins que cela ne doit pas servir d’outil pour discréditer MeToo ou le féminisme. « C’est ce qui m’inquiète le plus », ajoute-t-il, « ce mouvement révolutionnaire inachevé incite chacun, moi y compris, à la réflexion. »
Dépôt de plainte pour harcèlement contre X
« Je ne nie pas les souffrances de mon ex-compagne, mais elles ne sont pas de mon fait », conclut-il, affirmant n’avoir « rien à se reprocher » dans cette affaire. En retour, il a déposé une plainte pour « harcèlement » contre X : « Toute personne qui aujourd’hui participe à ce harcèlement contribue au dossier et, je l’espère, sera un jour condamnée. »
Pour l’instant, l’ex-leader d’EELV « n’attend plus grand-chose » de son ancien parti. Il se concentre sur de nouveaux projets professionnels, notamment en tant qu’avocat, et reste convaincu qu’il est possible d’agir politiquement de manière noble, en dehors de la politique partisane.