La responsable des députés RN insiste sur la nécessité de transmettre des directives claires au procureur afin que toute personne retrouvée en possession d’une arme blanche soit systématiquement jugée par le tribunal correctionnel. Elle met en avant que le fait de circuler avec une arme dans les lieux publics ne doit en aucun cas être considéré comme un acte banal ou sans conséquence.
« Il est impératif qu’une réaction soit à la fois très rapide et très ferme », a affirmé jeudi 12 juin sur France Inter Marine Le Pen, la dirigeante des députés Rassemblement National, à la suite du meurtre d’une surveillante survenu il y a deux jours devant un collège à Nogent (Haute-Marne). La justice semble désormais pencher vers une mise en examen de l’adolescent de 14 ans placé en garde à vue pour avoir poignardé la victime.
« On ne peut pas tolérer la simple possession d’une arme blanche dans l’espace public. Cela implique de donner des consignes claires au procureur ainsi qu’aux forces de l’ordre pour que toute personne prise en possession d’un couteau soit systématiquement présentée devant le tribunal correctionnel », a insisté Marine Le Pen. L’adolescent en question s’est servi d’un « couteau de cuisine » pour commettre l’agression. Par ailleurs, la responsable du RN a proposé de « placer les élèves violents ou gravement perturbateurs » dans des structures scolaires spécialement adaptées « aux difficultés disciplinaires ».
Redonner une sacralité à la vie
Marine Le Pen a également plaidé en faveur d’une « restauration du respect absolu de l’intégrité physique ». « Aujourd’hui, la vie ne bénéficie plus d’un statut sacré, pas plus que l’intégrité physique d’autrui », a-t-elle déclaré, en réaction au portrait tracé mercredi par le procureur de Chaumont, Denis Devallois. Ce dernier avait décrit un jeune « en rupture de repères », qui semble « ne plus accorder de valeur particulière à la vie humaine ».