En avril, les États-Unis avaient entamé des pourparlers indirects avec Téhéran concernant le dossier de son programme nucléaire. Cependant, ces discussions ont été interrompues et sont actuellement en suspens.
Le samedi 14 juin, le président français Emmanuel Macron a eu une discussion avec le président iranien Massoud Pezeshkian, lui demandant de « revenir rapidement à la table des négociations » concernant le dossier nucléaire. Il lui a également fait part de la nécessité que les Français « présents en Iran et dans la région ne soient en aucun cas pris pour cible ». Sur le réseau social X, Emmanuel Macron a précisé : « Mon message principal a porté sur l’exigence de la libération immédiate de nos compatriotes Cécile Kohler et Jacques Paris, retenus en otage par le régime iranien dans des conditions inacceptables depuis plus de trois ans. »
Dans le même temps, Israël et l’Iran ont continué leurs échanges d’attaques, lesquels ont été déclenchés vendredi par une opération israélienne d’ampleur visant plusieurs sites militaires et nucléaires iraniens. Le chef de l’État français a écrit : « Face au risque important de déstabilisation de toute la région, j’ai insisté pour que nos installations et nos ressortissants en Iran ainsi que dans la zone ne soient absolument pas visés. J’ai aussi appelé à un maximum de retenue afin d’éviter une escalade des tensions. » En outre, il a réaffirmé : « La question du nucléaire iranien est capitale : elle doit être résolue par le biais de négociations. » Ce rappel intervient après son appel, déjà formulé la veille, en faveur d’une « reprise du dialogue ».
Suspension des discussions avec les États-Unis
Depuis avril, les États-Unis avaient débuté des pourparlers indirects avec Téhéran concernant son programme nucléaire. Un nouveau cycle de discussions était prévu dimanche à Oman, visant à trouver un compromis encadrant le programme iranien en échange d’une levée progressive des sanctions économiques. Samedi, Washington a exprimé son espoir de poursuivre ces négociations. Cependant, la partie iranienne a déclaré qu’il n’y avait « aucune raison » de maintenir la session prévue dimanche.