Dans cette affaire, l’ancien président de la République a été déclaré responsable d’avoir, en 2014, cherché à influencer de manière illégale un juge de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, dans le but d’accéder à des renseignements confidentiels. Il a commis cette infraction avec la complicité de son avocat, Thierry Herzog.
Une sanction exceptionnellement rare visant un ancien chef d’État. Nicolas Sarkozy a été radié de la Légion d’honneur suite à sa condamnation devenue irrévocable à une peine d’un an de prison ferme pour corruption dans l’affaire dite des écoutes, selon un décret paru dimanche 15 juin au Journal officiel.
Dans cette affaire, l’ancien président a été déclaré coupable d’avoir, en 2014, tenté de corrompre un magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, dans le but d’obtenir des renseignements confidentiels, en collaboration avec son avocat Thierry Herzog. Les trois protagonistes ont été condamnés en première instance puis en appel à une peine de trois ans de prison, dont un an ferme.
Une sanction automatique et symbolique
L’ancien chef de l’État (mandat de 2007 à 2012), qui a également été exclu de l’ordre national du Mérite, devient ainsi le second président français à être privé de la Légion d’honneur, après le maréchal Pétain dont le titre lui avait été retiré en août 1945, à la suite de sa condamnation pour haute trahison et collaboration avec l’ennemi.
Cette mesure, lourde de signification, était inévitable depuis que la justice a confirmé définitivement la condamnation de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l’affaire dite des écoutes, à la suite du rejet de son pourvoi par la Cour de cassation en décembre dernier. En effet, la radiation de la Légion d’honneur intervient automatiquement dès qu’un détenteur de cette distinction est définitivement reconnu coupable d’un crime ou condamné à une peine d’emprisonnement d’au moins un an ferme.