L’ex-Premier ministre, qui reste ouvert à l’éventualité de se présenter à la présidentielle de 2027, a pris l’initiative de lancer un collectif axé sur la réflexion et la mobilisation citoyenne. Il estime indispensable d’unir l’ensemble des Français autour d’un même projet.
Un nouveau parti pour tenter l’aventure présidentielle ? L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé, ce lundi 23 juin, la création de son propre mouvement politique, baptisé La France humaniste, dont il assumera la fonction de président d’honneur. « J’ai choisi de lancer un mouvement d’idées, ouvert aux citoyens », a-t-il expliqué dans un entretien accordé au Parisien, précisant qu’il s’agit d’un « espace de rassemblement accessible à tous » comptant déjà « plusieurs dizaines d’implantations locales ».
« Il est essentiel de réunir l’ensemble des Français afin de promouvoir la justice sociale et le respect de l’ordre républicain », a-t-il poursuivi. Critiquant ce qu’il qualifie de « logique de surenchère constante » dans le monde politique, Dominique de Villepin, âgé de 71 ans, a expliqué son retour en première ligne pour éviter que les citoyens ne soient « enfermés dans un duel entre l’extrémisme de La France Insoumise et celui du Rassemblement National ». « Je rejette toute forme de surenchère, qu’elle soit sécuritaire ou budgétaire ; je défends une approche politique fondée sur l’équilibre et la retenue », a-t-il insisté.
Les 500 parrainages, un défi mais pas un frein
Dominique de Villepin a affirmé que réunir les 500 signatures nécessaires pour se présenter à la présidentielle « ne constituera pas un obstacle ». Il a insisté sur son objectif de « réhabiliter la fonction présidentielle, avec un chef d’État qui soit arbitre, garant des institutions et source d’inspiration pour la nation ». « Depuis mon départ de Matignon en 2007, j’ai eu 18 années pour mûrir ma réflexion, tirer des enseignements, et mettre de côté tout orgueil ou ambition personnelle », a-t-il ajouté.
Ancien également ministre de l’Intérieur entre 2004 et 2005, il en a profité pour adresser une critique voilée à l’actuel titulaire du poste, Bruno Retailleau, lui aussi considéré comme un possible candidat sérieux à la présidentielle de 2027. « Nous avons besoin d’un plus grand professionnalisme et de moins de surenchère dans les débats télévisés », a-t-il souligné en évoquant notamment la récente crise avec l’Algérie.