À partir de midi ce mardi et jusqu’à minuit mercredi, seize départements français seront placés en alerte rouge en raison de la canicule.
« Il est temps de cesser de tout attendre de l’État », déclare Bruno Retailleau lors de son intervention sur France Inter, mardi 1er juillet, à propos de la vague de chaleur qui frappe actuellement la France. Le ministre de l’Intérieur invite chacun à s’impliquer personnellement. « L’État assume ses devoirs, mais nous formons une société, une communauté nationale. Je tiens à rappeler que la responsabilité individuelle est essentielle. Il est important de veiller les uns sur les autres », insiste Bruno Retailleau.
« On sait depuis 1983 que la chaleur peut être fatale », rappelle-t-il. « Depuis cette date, nous avons acquis une certaine expérience, une culture du risque liée à la canicule », affirme-t-il. Le ministre souligne qu’il a mis en place une cellule de crise au ministère de l’Intérieur, place Beauveau, « dès la soirée de dimanche ». Le plan Orsec, qui est le dispositif d’urgence destiné à gérer les crises, dirigé par les préfets, a été activé « à partir du 20 mai ». « Ce sont les préfets et les maires qui doivent surveiller la situation le plus près possible du terrain », précise Bruno Retailleau. Concernant les manifestations sportives ou culturelles, « la question d’un éventuel report ou d’une annulation » est évoquée, mais « il n’est pas possible d’appliquer des règles uniformes. »
Le ministre de l’Intérieur affirme également que l’augmentation de la fréquence de ces épisodes de canicule est une conséquence directe du réchauffement climatique. « Le dérèglement climatique est bien présent », déclare-t-il. Quand on l’interroge sur les récentes décisions gouvernementales perçues comme un recul dans la politique écologique, il rejette ces critiques et réaffirme l’importance de « promouvoir la filière nucléaire ».