La Cour européenne des droits de l’homme juge qu’il ne subsiste pas de menace immédiate entraînant un préjudice irréversible à un droit garanti par la Convention.
Nouvelle déconvenue judiciaire pour Marine Le Pen. Ce mercredi 9 juillet, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a rejeté la demande de suspension provisoire déposée la veille par la candidate du Rassemblement national (RN), qui briguait une troisième candidature à la présidence. Cette requête visait à suspendre la peine d’inéligibilité infligée par le tribunal correctionnel de Paris.
La CEDH, dont le siège se trouve à Strasbourg, a précisé qu’« il n’apparaît pas établi qu’il existe un risque imminent de préjudice irréparable à un droit protégé par la Convention européenne des droits de l’homme ou ses protocoles ».
En réponse, Marine Le Pen s’est exprimée sur son compte X, affirmant que la bataille juridique ne faisait que commencer.
Pour Marine Le Pen, cette mesure entrave son « droit à se porter candidat aux élections », un droit garanti par la Convention européenne, car elle se retrouverait « dans l’impossibilité de participer à des élections anticipées, qu’elles soient législatives ou présidentielles ».