Le plan financier pour l’année 2026, dévoilé mardi par François Bayrou, ne rencontre pas un accueil favorable. Parmi les propositions qui provoquent une vive contestation de la part des partis adverses, figure le retrait de deux jours fériés dans le but de redresser les finances publiques. Cette initiative suscite aussi des préoccupations du côté des acteurs du secteur touristique.
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Le secteur du tourisme a mal réagi à l’annonce de la suppression de deux jours fériés. Les acteurs du domaine évaluent déjà l’impact financier qu’une telle décision, proposée par le Premier ministre le mardi 15 juillet dans le cadre des mesures d’économies prévues pour 2026, pourrait engendrer pour leurs entreprises. Le responsable d’une brasserie située à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) prévoit une baisse significative de la fréquentation : « Deux jours fériés en moins, cela signifie moins de ponts, donc moins de jours disponibles. C’est aussi une diminution de l’attrait touristique », déclare-t-il, préoccupé.
Le 11 novembre : une option envisagée ?
Les jours fériés concernés par la mesure annoncée par le Premier ministre se situent pendant le printemps, à une période où le temps est plus clément. Ce moment est souvent choisi par de nombreux Français pour partir en court séjour, profitant parfois de quelques jours de congé supplémentaires. Certains professionnels du tourisme proposent donc des alternatives. « Nous comprenons la nécessité de faire des efforts, mais nous pensions plutôt au 11 novembre. Cette date correspond à une période où notre activité est nettement plus faible. Le tourisme y est limité, les Parisiens sortent moins, la météo est souvent défavorable et les journées sont courtes. Donc, si l’on devait vraiment faire un choix, ce qui n’est pas réellement la question posée, le 11 novembre serait notre préférence », explique Ghislain de Richecour, président de France Tourisme et dirigeant des Vedettes du Pont-Neuf.
Il reste encore à confirmer si ces mesures budgétaires seront adoptées, et notamment si les jours fériés du lundi de Pâques et du 8 mai seront effectivement retirés du calendrier officiel.