Erik Tegnér a procédé à l’enregistrement de cette marque auprès de l’Institut national de la propriété industrielle. Bien qu’il affirme ne pas être l’inventeur de cette expression, il souhaite la défendre contre ce qu’il qualifie de « trolls de gauche ».
Il est désormais possible que l’expression « Nicolas qui paie », entendue depuis plusieurs années sur les réseaux sociaux comme un cri de lassitude fiscale des Français, génère bientôt des revenus. En effet, cette formule bien connue vient tout juste d’être officialisée en tant que marque déposée. Le 20 juin, elle a été enregistrée auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi), sous l’initiative d’Erik Tegnér, directeur de la publication du média identitaire Frontières. Cette information a été confirmée par 42mag.fr, après que le média L’informé l’a dévoilée le mercredi 16 juillet.
« Cette marque a été déposée via ma société Artefakt, qui a une raison sociale plus vaste que la simple édition du média Frontières », précise Erik Tegnér dans une interview accordée à 42mag.fr. Il explique que cette démarche vise avant tout à « protéger la marque contre les trolls de gauche ». « Je sais que les militants de gauche sont souvent prompts à enregistrer des marques pour gêner des projets qui ne leur plaisent pas… Il vaut donc mieux que nous soyons à l’initiative du dépôt plutôt que n’importe quel individu malintentionné », ajoute-t-il.
Quels produits pourraient arborer la marque ?
Le dépôt couvrant six catégories de produits, il serait légalement possible que la marque « Nicolas qui paie » figure sur divers articles allant des vêtements, tels que des t-shirts, aux porte-clés, voire certains équipements électroniques comme des ordinateurs. Interrogé à ce sujet, Erik Tegnér insiste d’abord sur le fait qu’aucune exploitation commerciale n’est « envisagée pour le moment ». Il nuance toutefois : « Si jamais une initiative voyait le jour, ce serait toujours avec l’accord des comptes liés à cette expression ».
Bien qu’il soit officiellement le déposant de cette marque, Erik Tegnér affirme qu’il n’est pas à l’origine des comptes Twitter @bouliboulibouli et @NicolasQuiPaie, qui ont largement contribué à populariser la formule sur la toile. « Absolument pas », assure-t-il. « Évidemment, ‘Nicolas qui paie’, c’est un slogan qui nous parle, nous l’avons souvent partagé… Mais je ne suis en aucun cas le porte-parole de cette expression ». Par ailleurs, il se montre prêt à céder la marque si les titulaires des comptes populaires souhaitent la récupérer : « Aucun problème de ce côté, nous leur laisserons sans souci », garantit-il.
Cette prise de position d’Erik Tegnér ne fait pas l’unanimité auprès des internautes appartenant à la communauté « Nicolas qui paie ». Certains se montrent très critiques : « Il transforme notre slogan en marque pour nous faire acheter des tee-shirts et porte-clés… Sérieusement ? », s’agace un utilisateur qui annonce renoncer désormais à employer la formule. Un autre ironise : « Maintenant, @NicolasQuiPaie devra payer pour exister. C’est plutôt drôle finalement ». Un internaute ajoute : « Si c’est vrai, c’est problématique. ‘Nicolas qui paie’ n’a en réalité rien à voir avec les partis politiques français ».
Enfin, il est intéressant de noter qu’une expression similaire, dénommée « Nicolas qui paie » (sans les guillemets), a été déposée quelques jours auparavant, le 15 juin. D’après le site de l’Inpi, cette autre marque relève d’un enregistrement distinct. Erik Tegnér reconnaît ne pas être lié à ce second dépôt.