Jeudi soir, lors de son passage sur LCI, Sophie Primas a exprimé ses doutes quant au « bon moment » pour agir, en rappelant que « nous avons cette Assemblée nationale où aucune majorité claire ne se dégage ».
Le sujet suscite un vif débat. Jeudi 17 juillet, Sophie Primas, porte-parole du gouvernement, a exprimé son opinion personnelle en faveur de la suppression des 35 heures comme durée légale hebdomadaire de travail, lors d’une interview accordée à LCI.
Elle réagissait aux déclarations du député Renaissance Mathieu Lefèvre, tenues jeudi matin sur TF1, selon lesquelles « il faudra abolir les 35 heures dans notre pays et permettre aux entreprises de s’organiser librement, en concertation bien sûr avec leurs salariés ». « Si certaines entreprises ont besoin de dépasser les 35 heures et que leurs employés sont d’accord, alors faisons-le », avait-il précisé.
« À titre personnel et en tant que membre de LR, je partage tout à fait cette analyse », a affirmé la porte-parole, tout en ajoutant qu’elle demeurait prudente quant « au moment opportun pour engager une telle réforme », soulignant que « l’Assemblée nationale actuelle ne dispose pas d’une majorité claire ». « Il est nécessaire d’ouvrir un dialogue avec l’ensemble des partis politiques constituant le ‘socle commun’ au sein du gouvernement, mais aussi plus largement, afin de réunir une majorité suffisante », a-t-elle expliqué.
Sophie Primas a aussi repris à son compte l’idée que la mesure instituant la durée légale du travail à 35 heures, adoptée en 1998 sous la présidence du Premier ministre Lionel Jospin, constitue un véritable « fardeau ». « Cette décision reposait sur un dogme selon lequel réduire le temps de travail engendrerait davantage d’emplois. En réalité, cela a eu l’effet exactement inverse », a-t-elle jugé.