Selon le député de La France insoumise, obtenir un compromis serait tout simplement irréalisable, et il le martèle sans relâche. Il met en garde contre toute illusion et affirme qu’il ne faut pas se croire naïf face à la situation. Quant au financement, le gouvernement n’ira pas puiser les ressources là où elles se trouvent, c’est‑à‑dire chez les ultra-riches.
« Aucune » condition ne permettra aux députés de La France insoumise de soutenir le budget, affirme vendredi 26 décembre sur France Inter le député LFI Éric Coquerel. « Si vous votez le budget, vous n’êtes plus dans l’opposition, vous êtes dans la majorité. Ça voudrait dire que pour le voter, il faudrait que ce budget soit totalement transformé », explique-t-il.
Pour le député de Seine-Saint-Denis, qui préside la commission des Finances de l’Assemblée nationale, il est indispensable d’« arrêter de faire peser le coût du déficit sur l’ensemble des Français » et d’aller « chercher l’argent là où il est, c’est-à-dire vers les ultra-riches ».
Or, « ce n’est pas ce qui va être fait, il ne faut pas être naïfs », affirme-t-il, « le gouvernement essaie de trouver un compromis en toilettant légèrement son budget et donc c’est un compromis qui sera impossible ».
Si le Premier ministre Sébastien Lecornu avait recours à l’article 49.3 pour faire adopter ce budget sans vote, « nous censurerons tout de suite » le gouvernement, ajoute Éric Coquerel, « parce que ce serait évidemment une façon de faire passer un budget de la manière la plus scandaleuse qui soit ».
Les discussions sur le projet de loi de finances pour 2026 reprendront en janvier, sur la base du texte remanié par le Sénat, d’abord en commission des finances à l’Assemblée les 8 et 9 janvier, précise Éric Coquerel.







