Selon Roland Lescure, le Parlement devrait parvenir à un accord rapide sur le budget. En revanche, les socialistes ne partagent pas l’optimisme affiché par le ministre de l’Économie.
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Le lancement de l’année 2026 s’annonce ardu pour l’Assemblée nationale. Au terme du mois de décembre, les députés n’ont pas été en mesure de adopter un budget, se contentant d’une loi spéciale destinée à augmenter les prélèvements et à assurer le paiement des agents de l’État, mais sans pouvoir engager d’investissements. Dans ce contexte, le Parlement parviendra-t-il à trouver rapidement un compromis sur le budget budgétaire ? Oui, affirme le ministre de l’Économie. « Je pense qu’on n’est pas loin du but, il y a une volonté d’aboutir. Et quand il y a une volonté, en général, il y a un chemin et on y arrive, donc on va y arriver. Maintenant, il faut travailler, il faut que chacun mette de l’eau dans son vin », a confié sur France Inter Roland Lescure, dimanche 4 janvier.
Cet optimisme n’est pas partagé par les socialistes. Ils réclament des concessions, notamment le maintien des postes dans l’Éducation nationale. « Je ne vois pas encore comment les macronistes peuvent adopter un budget qui ne soit pas souple envers la gauche. Cela implique notamment des recettes fiscales supplémentaires ciblant les plus riches », juge Arthur Delaporte, député du Calvados (PS).
La droite et le RN refusent les hausses d’impôts
Mais la droite et le Rassemblement national s’opposent à toute hausse d’impôts. « 20 milliards supplémentaires d’impôts. Donc, on a le choix entre cela, l’accepter et constater que cela ne résout rien. Rien sur le déficit, rien sur la dette. On repartira exactement dans le même état, voire dans un état aggravé l’année prochaine. Donc, le choix est entre l’accepter ou tout bloquer. Non, nous, nous voulons une autre politique », a déclaré Sébastien Chenu, vice-président de l’Assemblée, dimanche sur CNews.
Mais alors, quel chemin emprunter pour faire adopter le budget de l’État ? Pour éviter un blocage, quelques représentants du bloc central plaident pour le recours au 49.3. Or cette option ferait peser sur Sébastien Lecornu le risque d’une censure. Pour l’instant, fidèle à sa position, le Premier ministre ne souhaite pas adopter le budget sans vote.







