Sarah El Haïry a remis en question la fonctionnalité de messagerie de ce jeu vidéo, très prisé des enfants et des adolescents. L’entreprise a indiqué mardi qu’elle met tout en œuvre pour détecter, modérer et répondre aux signalements qui enfreignent les règles communautaires.
Une alerte destinée aux familles. La haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a lancé mardi 13 janvier un appel à la vigilance concernant le jeu en ligne Roblox, très prisé des enfants et des adolescents et dont la messagerie est désormais décrite comme un véritable « repaire de pédocriminels ». « Tout le monde parle beaucoup de TikTok, d’Instagram ou de Snapchat, et c’est bien parce que l’enjeu est là mais il l’est peut-être encore davantage dans les espaces moins connus, comme les plateformes de jeux », a-t-elle précisé.
« Sur Roblox par exemple, le jeu le plus utilisé par les enfants de huit à 9 ans, il y a une quantité au mètre carré de prédateurs », a-t-elle ajouté. Pour la haute-commissaire à l’Enfance, il est « crucial » que les plateformes de jeux vidéo intégrant une messagerie « soient prises en compte dans la lutte contre la pédocriminalité ».
Un système de vérification d’âge
Le jeu vidéo en ligne, extrêmement populaire auprès des jeunes, Roblox attire près de 150 millions de joueurs chaque jour. Selon Roblox Corporation, près de 40 % de ses utilisateurs en 2024 avaient moins de 13 ans. Ces dernières années, le jeu a été régulièrement pointé du doigt pour ne pas suffisamment protéger les plus jeunes, notamment face à des prédateurs sexuels.
Face à ces accusations, Roblox a annoncé ces derniers mois la mise en place de nouvelles fonctionnalités destinées à renforcer le contrôle parental et à mieux étiqueter les contenus créés par les utilisateurs dans le jeu. Il a aussi annoncé, fin novembre, le déploiement d’un système de vérification d’âge, obligatoire pour accéder à la messagerie de la plateforme.
« Bien qu’aucun système (y compris Roblox) ne soit parfait, nous faisons de notre mieux pour détecter, modérer et répondre aux signalements concernant des personnes ainsi que des contenus ou comportements qui enfreignent nos règles communautaires », a réagi mardi soir la société. Elle souligne que les utilisateurs ne sont pas autorisés « à envoyer ou recevoir des images ou des vidéos via le chat, ce qui supprime l’une des occasions de mésusage les plus fréquentes constatées ailleurs en ligne ».







