La figure de proue des députés du RN était de nouveau entendue lors du cinquième jour de son procès en appel. En déplacement à Marseille samedi pour lancer la campagne des municipales, la députée du Pas-de-Calais avait affirmé qu’elle menait un combat pour démontrer son innocence.
À savoir
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Le procès en appel concernant le dossier des assistants des députés européens du Front national, devenu le Rassemblement national (RN), se poursuit. En ce cinquième jour d’audience, mardi 20 janvier, le député RN de l’Yonne Julien Odoul a été entendu durant toute la matinée. Puis Marine Le Pen a été interrogée mardi après-midi, et le sera encore mercredi, par la cour d’appel de Paris, dans ce procès déterminant pour sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. La cheffe de file des députés du mouvement s’est avancée à la barre, portant une veste de costume bleu marine. Elle a affirmé que le Parlement européen n’avait « jamais » conseillé le RN, « ni reproché le travail de nos assistants parlementaires ». L’audience a été levée vers 18 heures et reprendra à 9 heures mercredi.
- Elle a déclaré avec fermeté qu’elle n’exigerait jamais qu’un député fasse appel à des assistants pour œuvrer pour le Front national, assure Marine Le Pen. La députée du Pas-de-Calais a précisé que l’institution était au courant « de la mutualisation des assistants pendant dix ans » et n’avait pas envisagé que la situation puisse « poser problème » . « Jamais de la vie je ne demanderais à un député de prendre des assistants pour travailler pour le Front national », s’est agacée Marine Le Pen après plus de deux heures de questions de la présidente de la cour d’appel.
- Le député Julien Odoul formule des regrets. Face au flux de questions de la présidente, il a admis regretter « infiniment » le fait de n’avoir pas réellement œuvré durant les premiers mois de son contrat comme assistant parlementaire de l’eurodéputée Mylène Troszczynski, poste qu’il a occupé entre 2014 et 2015. « J’aurais dû avoir le recul. Je ne l’avais pas à l’époque. Je venais d’arriver au Front national : je connaissais très peu de monde. Je [n’avais] pas la position pour m’interposer ou faire valoir mes désidératas », a affirmé le député de l’Yonne.
- Une inflexion dans sa ligne de défense. Au premier jour de son procès en appel, le 13 janvier, Marine Le Pen n’a plus semblé vouloir nier l’existence d’un délit, mais avait expliqué ne pas avoir eu l’intention de le commettre. « Le Parlement européen n’a pas joué son rôle d’alerte tel qu’il aurait dû le jouer, nous n’avons absolument rien dissimulé ni dans les contrats, ni dans l’organigramme… », a affirmé l’ancienne candidate à la présidentielle.







