Le chef du gouvernement a, mardi, présenté un ensemble de dispositions destinées à soutenir les secteurs touchés par l’augmentation du coût du carburant.
« C’est très discriminant », a réagi Florence Berthelot, déléguée générale de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), lors d’une intervention mardi 21 avril sur 42mag.fr, en réaction aux aides destinées aux carburants dévoilées plus tôt par le Premier ministre. Sébastien Lecornu a présenté des dispositifs destinés à soutenir les secteurs frappés par la hausse des prix du carburant, conséquence du conflit en cours au Moyen-Orient.
Selon Florence Berthelot, ces soutiens ne contribueront pas du tout au secteur du transport routier. « Dans la mesure où nous en sommes à la huitième semaine de crise, il est présenté inexactement une aide de 20 centimes par litre, alors qu’il s’agit d’une aide forfaitaire qui avait déjà été annoncée il y a trois semaines et dont nous attendons toujours l’ouverture du guichet qui permettrait de les percevoir« , précise-t-elle.
Des règles peu lisibles et pas adaptées, selon la FNTR
La déléguée générale de la FNTR dénonce des conditions d’accès « assez difficiles à comprendre » pour bénéficier de ces aides. « C’est très discriminant, on ne connaît toujours pas les modalités, ni les pièces qu’il faudra fournir », souligne-t-elle.
Face à la hausse brutale du coût du carburant, Florence Berthelot espérait d’autres mesures pour soutenir le secteur du transport routier : « Nous, ce que nous demandions, ce n’était pas forcément des aides, mais des systèmes qui permettraient d’amortir ce choc pour les entreprises de transport. Ça pouvait être des prêts de très court terme, à des taux très avantageux, un peu comme des prêts garantis par l’État qu’on avait pu obtenir pendant le Covid », ajoute-t-elle.







