Marine Le Pen a été interrogée durant l’intégralité de la journée de mercredi, sans interruption. La veille, elle avait remis en question la qualification « système » qui lui était imputée, rejetant l’idée que le parti ait mis en place une structure destinée à contourner les règles.
Ce qu’il faut savoir
Ce direct est terminé.
Il s’agit d’une étape déterminante dans sa trajectoire politique. Marine Le Pen a affronté une deuxième et ultime journée d’interrogatoire, le mercredi 21 janvier, dans le cadre de son procès en appel pour détournement de fonds publics européens, entourée de 11 autres prévenus. À la barre, elle a évoqué la « bonne foi » du mouvement dans cette affaire, mais sans parvenir à convaincre les magistrats. La séance a été interrompue vers 18 h 30 et l’audience reprendra jeudi à 9 heures.
- « Une sanction éminemment contestable ». En fin de matinée, interrogée par l’avocat du Parlement européen sur sa condamnation en première instance à quatre années d’emprisonnement, dont deux années de prison ferme aménageables, 100 000 euros d’amende et une inéligibilité de cinq ans avec exécution immédiate, Marine Le Pen a répliqué : « La décision d’inéligibilité assortie d’une exécution provisoire, qu’elle me touche ou qu’elle ne me touche pas, est éminemment contestable. »
- Marine Le Pen nie l’existence d’un « système ». A la barre pendant près de cinq heures, mardi, la chef de file du Rassemblement national (RN) a à plusieurs reprises contesté la qualification de « système » retenue contre elle, rejetant l’idée que son parti ait mis en place une organisation destinée à contourner les règles du Parlement européen. Sous le feu des questions de la présidente de la cour d’appel, la députée du Pas-de-Calais a adopté un ton plus posé que lors de son procès en première instance, tout en demeurant résolument combattive.
- Son père pointé du doigt. Marine Le Pen a tenté de minimiser son rôle dans la gestion du groupe parlementaire européen, affirmant que « le contrôle politique s’est fait par Jean-Marie Le Pen jusqu’en 2014 », bien qu’elle soit devenue présidente du FN en 2011. Elle a assuré avoir découvert « tardivement » le système de groupement des assistants parlementaires, mis en place par ce dernier, décédé en janvier 2025.







