De nouvelles interpellations s’enchaînent dans le cadre de l’enquête sur le décès de Quentin Deranque, à Lyon. Deux suspects supplémentaires ont été arrêtés ce mercredi matin, le 18 février. Au total, onze personnes ont été interpellées, parmi lesquelles figure le collaborateur du député de la France Insoumise Raphaël Arnault.
Le présent extrait s’appuie sur une portion de la retranscription du reportage cité ci-dessus. Pour visionner l’ensemble du reportage, cliquez sur la vidéo.
Quasiment une semaine après l’agression collective visant Quentin Deranque, les forces de l’ordre ont mené, mardi soir 17 février puis mercredi matin 18 février, une opération d’envergure dans plusieurs départements. Au total, onze personnes ont été interpellées dans le Rhône, la Haute-Loire, l’Isère, la Drôme et l’Aisne. Cet avancement dans l’enquête a été rendu possible grâce à l’analyse approfondie de nombreuses vidéos similaires à celle-ci, permettant aux enquêteurs d’identifier les suspects et d’établir l’identité des agresseurs présumés de Quentin Deranque.
Parmi les onze personnes placées en garde à vue, sept seraient impliquées dans le lynchage présumé, tandis que quatre autres, dont trois femmes, auraient facilité leur fuite. Parmi elles se trouve Jacques-Elie Favrot. Retenu en garde à vue depuis la veille, l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault est soupçonné d’avoir pris une part active à la scène violente contre la victime. Pour sa part, Raphaël Arnault avait été le cofondateur du mouvement La Jeune Garde antifasciste, dissous en juin dernier.
Aucun élément n’indique qu’il faille pousser Raphaël Arnault à démissionner
Le mercredi 18 février, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, s’est exprimée sur Franceinfo et a demandé des sanctions : « La France insoumise doit opérer un nettoyage dans ses rangs. (…) J’appelle la présidente Mathilde Panot à exclure Raphaël Arnault de son groupe. »
Danièle Obono, députée de la France insoumise, a quant à elle écarté l’éventualité d’une démission de Raphaël Arnault. « Il n’y a aucun motif pour qu’il démissionne, d’autant plus qu’il fait actuellement face à des menaces d’agressions et de mort.«
D’après les informations de France 2, plusieurs des onze suspects sont fichés S pour radicalisme politique et comptent parmi d’anciens membres de la Jeune Garde. Les enquêteurs vont désormais préciser quel a été le rôle exact de chacun.







