Le cours du pétrole continue d’augmenter, mouvement amorcé dès le début du conflit le 28 février, et ce, malgré le déblocage mercredi des réserves stratégiques.
Le déblocage de 400 millions de barils n’a pas réussi à calmer les marchés financiers. Malgré cette manœuvre sans précédent menée par les grandes puissances, le prix du pétrole a renoué avec le seuil symbolique des 100 dollars le jeudi 12 mars. Le baril de Brent, qui avait connu une forte progression depuis le début du conflit le 28 février, affichait une hausse de 9,3% et s’établissait à 100,50 dollars vers 4 heures, tandis que le WTI, référence américaine, atteignait 94,92 dollars, en progression de 8,8%.
Mercredi, les pays affiliés à l’Agence internationale de l’énergie ont annoncé qu’ils mettraient 400 millions de barils à disposition du marché pour compenser l’interruption d’approvisionnement causée par la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette décision a été prise à l’unanimité par l’institution, qui réunit 32 États, parmi lesquels les membres du G7 (États‑Unis, France, Allemagne, Royaume‑Uni, Italie, Japon et Canada), ainsi que l’Australie et le Mexique.
Les États‑Unis, principaux consommateurs et producteurs de pétrole, apporteront à eux seuls 172 millions de barils – soit environ 40% de leurs réserves – et ces livraisons vont s’échelonner sur une période d’environ trois mois. Cet engagement de l’AIE représente « environ 20 jours des volumes exportés via le détroit d’Ormuz », a indiqué Emmanuel Macron lors de l’ouverture d’une visioconférence du G7. Le président français a salué cela comme « un signal clair pour faire baisser les prix mondiaux ».







