À la suite de l’augmentation du coût des carburants, les tarifs pratiqués par les garagistes connaissent aussi une nette hausse. Les raisons principales résident dans le coût de la main-d’œuvre et dans le prix des pièces détachées qui, liées aux avancées technologiques, deviennent de plus en plus difficiles à réparer.
Ce passage reprend une portion de la retranscription du reportage évoqué ci-dessus. Pour le voir dans son intégralité, cliquez sur la vidéo.
On effectue des décomptes et des révisions avant d’obtenir l’accord du client pour les réparations. Un mécanicien exerçant non loin de Paris est habitué à justifier ses chiffres par des calculs détaillés. Depuis 2021, la moyenne des tarifs a connu une hausse autour de 30 %. Un automobiliste, Christian Habert, se retrouve confronté à un souci de démarrage et redoute une facture élevée. «Si le coût est bien plus important qu’auparavant, c’est évidemment inquiétant. Mais on n’a pas d’autre choix: il faut le faire», témoigne-t-il.
Parmi les raisons invoquées, l’accroissement du prix des pièces détachées, qui a progressé d’environ 6 % sur une année. «Les matières premières, le plomb, le cuivre et tout ce qui entre dans leur fabrication se sont envolés, ce qui a inévitablement tiré vers le haut le prix des pièces. Même les pneus, qui s’appuient sur du pétrole, ont suivi la flambée des carburants», explique Joao Pedro, garagiste à Vanves (Hauts-de-Seine).
Une main-d’œuvre plus qualifiée
Pour remettre à neuf l’avant d’un véhicule, le coût de la main-d’œuvre est environ 50 % plus élevé que pour l’arrière, faute à des équipements qui se font de plus en plus sophistiqués, en particulier les systèmes d’éclairage. «Des phares qui peuvent être orientés, des lampes qui s’allument et s’éteignent, sans oublier les capteurs de stationnement et fréquemment les radars de proximité», précise le mécanicien.
Et pour réparer des modèles mieux équipés, il faut davantage de temps et des compétences plus pointues, ce qui participe aussi à l’augmentation du coût de la main-d’œuvre. «Tout le monde n’est pas en mesure d’intervenir sur ces composants; il faut des formations spécifiques. Donc obligatoirement, cela coûte plus cher et cela se répercute ensuite sur le tarif de la main-d’œuvre», indique Alexandre-Stéphane Haas, directeur de Sécurité et réparation automobiles (SRA). Les véhicules électriques, quant à eux, présentent des coûts de réparation supérieurs d’environ 15 % à la moyenne. Certaines pièces, lorsqu’elles ne peuvent pas être réparées, doivent souvent être complètement remplacées.







