Ce jeudi 9 avril, 42mag.fr recevait comme invité politique Karim Bouamrane, le maire affilié au Parti socialiste de Saint-Ouen-sur-Seine, situé en Seine-Saint-Denis.
Ce passage provient d’une portion de la retranscription de l’entretien évoqué ci-dessus. Pour voir l’intégralité, appuyez sur la vidéo.
France Télévisions : On sent comme une montée d’électricité ces temps-ci au sein du Parti socialiste. Le mardi 6 avril, Boris Vallaud, à la tête du groupe socialiste à l’Assemblée, a quitté le bureau national. Qu’est-ce qui gêne exactement ? Est-ce la question de désigner le candidat de la gauche à la présidentielle ?
Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) : Le problème tient à la ligne politique. Celle portera par Olivier Faure n’a pas fait ses preuves. Depuis 2024, j’indique la nécessité d’établir une ligne claire en matière de stratégie. La position qui a su émerger et gagner, c’est la mienne : pas d’alliance avec la France insoumise, une gauche unie, incluant des courants écologiste, humaniste et républicain. On voit bien que les accords conclus après le premier tour des municipales avec La France insoumise n’ont permis à que six listes d’emporter la victoire. Autrement dit, la ligne d’Olivier Faure est perdante, celle que je défends l’emporte.
On constate que le pôle central et la droite s’organisent et songeaient à soutenir un candidat commun. Qu’attendez-vous de tout cela ? Envisagez-vous une petite primaire, comme celle prônée par Faure ?
Ce que je souhaite, c’est un programme qui donne la possibilité aux Français d’être soignés, d’être logés, d’avoir accès à une éducation de qualité, et de ne pas subir les retombées d’une crise inflationniste qui s’annonce — que ce soit pour les PME, les collectivités locales ou les ménages modestes. Aujourd’hui, il faut reconnaître qu’il manque une figure porteuse et une ligne claire. Le parti qui doit être en tête, c’est le nôtre, le Parti socialiste, mais il est à la traîne parce qu’il se complaît dans des réflexions stratégiques sans arrêt reportées. On passe trop de temps dans des conclaves et on ne parvient pas à donner envie. C’est aussi cela qui ressort des municipales : elles ont été révélatrices quant à la ligne que le Parti socialiste doit adopter avec ses partenaires. Que tirera Faure de tout cela ?
Et vous, pourriez-vous faire rêver ? Avez-vous des ambitions présidentielles pour 2027 ? On dit que votre micro-parti, « La France humaine et forte », peut réunir des fonds, avec une capacité allant jusqu’à 600 000 €.
Nous levons des fonds, mais surtout nous recrutons des adhérents. Nous faisons naître de l’espoir et de l’espérance. Aujourd’hui, sans tabou et sans complexe, je pourrais constituer une solution, mais le chaos est tel qu’il serait indécent de me prononcer dès maintenant, car les Français ne savent pas qui nous sommes ni ce que nous proposons, ni comment parvenir à la plus grande unité possible afin qu’en 2027 nous ayons une candidature qui ait toutes les chances de gagner.
Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien dans son intégralité.







