Parmi les deux mille postes que compte le site, environ 1 200 seront maintenus, mais il faut aussi prendre en compte les milliers d’emplois liés aux sous-traitants et aux équipementiers, affirme Jean-Pierre Mercier, jeudi sur 42mag.fr, à la suite de l’annonce de l’arrêt de la production automobile à l’usine de Poissy.
« C’est une véritable saignée », réagit sur 42mag.fr Jean-Pierre Mercier, délégué du syndicat Sud, au lendemain de l’annonce portant sur la transformation du site Poissy de Stellantis et sur la mise en veille de la production automobile à partir de 2029. Pour lui, l’emploi est « sacrifié sur l’autel des profits », une critique qui émerge d’un salarié ayant passé trente ans dans l’entreprise. Sur les 2 000 postes que compte le site, la direction assure que 1 200 seront maintenus, mais il rappelle qu’il faut aussi prendre en compte les milliers d’emplois chez les sous-traitants et les équipementiers qui fabriquent les pièces utilisées pour assembler les voitures, insiste-t-il.
Le syndicaliste dit par ailleurs être « très en colère » face aux 800 « départs volontaires » prévus: « Vous prenez un salarié de 58 ans, vous le mettez de force sur une ligne de montage » raconte-t-il, et « quand il craque, il prend le chèque et s’en va ».
Pour Mercier, aucune des nouvelles activités « énumérées » — décrites comme une « liste à la Prévert » par certains — n’a vocation à durer durablement. « La plus solide, c’est celle de l’emboutissage », affirme-t-il, mais « c’est 150 emplois derrière » et « tout le reste, c’est du pipeau ». Le délégué reconnaît dans les propos de la direction « exactement le même discours qu’il y a 13 ans pour la fermeture de l’usine Stellantis d’Aulnay » et redoute que Poissy ne subisse le même sort.







