Plusieurs secteurs suivent de près l’évolution des tarifs du carburant. Le BTP est particulièrement touché par ce phénomène. Les entreprises du secteur risquent une forte diminution de leur chiffre d’affaires.
Le présent extrait provient d’une portion de la retranscription du reportage mentionné ci-dessus. Pour visualiser l’intégralité, cliquez sur la vidéo.
Le secteur du BTP est particulièrement affecté par la hausse des coûts du carburant. En lien avec la réfection d’une cour et un devis approuvés il y a plusieurs semaines, la marge réalisée par Frédéric Troutot, à la tête d’une entreprise de travaux publics, va être largement comprimée. « Si l’on réclame une hausse, on risque d’entendre que le travail ne sera pas effectué. Or aujourd’hui, il faut pouvoir travailler ».
Des commandes en recul
Le constat est identique pour une PME qui emploie une trentaine de personnes et qui consomme environ 8 000 litres de carburant mensuels: la facture a explosé depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient. Le carnet de commandes, lui, se rétracte. « Malheureusement, les premières économies à réaliser passeront par les salariés. Donc, qui dit économie dit licenciement. Si la situation persiste, nous n’aurons pas d’autre choix que de licencier quelques personnes », déplore Justin Gamet, dirigeant d’une entreprise de travaux publics. Pour les entreprises, l’avenir dépendra de l’évolution du coût des carburants et de la capacité de leurs clients à tolérer des devis à la hausse.







